Val-de-Marne: Enlevée et séquestrée pendant sept jours, une mère de famille parvient à s'échapper

FAITS DIVERS Une mère de famille, retenue en otage depuis une semaine est parvenue à échapper à la vigilance de ses ravisseurs…

Caroline Politi

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Un brassard de police. Illustration.
Un brassard de police. Illustration. — Witt - Sipa
  • Une mère de famille a été enlevée chez elle, dans le Val-de-Marne.
  • Les ravisseurs demandaient une rançon allant jusqu'à 700.000 euros. 
  • Cinq personnes ont été interpellées mercredi et placées en garde à vue. 

L’affaire a tenu en haleine pendant plus d’une semaine les enquêteurs de la police judiciaire parisienne. Depuis le 11 juillet, la brigade criminelle recherchait, dans la plus grande discrétion, une mère de famille enlevée devant ses enfants à son domicile de Chevilly-Larue, dans le Val-de-Marne, a appris 20 Minutes de sources proches du dossier, confirmant une information du Point. La jeune femme, âgée de 35 ans, est finalement parvenue à s’échapper mardi, après sept jours, en sautant du premier étage de l’immeuble de Villejuif où elle était retenue. « Des séquestrations contre une demande de rançon qui dure aussi longtemps, c’est rarissime », assure une source proche de l’enquête.

Mercredi, cinq hommes ont été interpellés. La plupart sont très connus des services de police pour des faits graves, mais aucun, selon nos informations, ne fait partie de l’entourage de la victime. Leur garde à vue peut durer jusqu’à quatre jours. Mais l’enquête, exceptionnelle par la teneur de ce dossier, ne fait que commencer. Car si la victime est désormais en sécurité, les enquêteurs cherchent à identifier le périmètre de ce commando aussi organisé qu’informé ainsi qu’à confondre les commanditaires de ce rapt.

Les investigations techniques au cœur de l’enquête

Dans cette course contre la montre pour retrouver la jeune femme kidnappée, les policiers se sont principalement appuyés sur des investigations scientifique et technique. Lors de l’enlèvement, les ravisseurs, armés et encagoulés, ont pris soin de laisser le téléphone portable de la victime à son domicile. Objectif : éviter toute géolocalisation mais surtout rester en contact avec ses proches pour obtenir une rançon. 700.000 euros ont d’abord été demandés puis le montant a été abaissé de plus de moitié. Plusieurs rendez-vous ratés ont été organisés dans Paris, laissant un temps les enquêteurs craindre une issue fatale.

Pendant la phase de recherche, les différents numéros de téléphone utilisés pour les demandes de rançon ont été tracés et analysés pour tenter de déterminer le plus précisément possible où elle était retenue en otage et par qui. Désormais, les enquêteurs cherchent à identifier les responsabilités de chacun ainsi qu’à préciser les motivations de ce groupe. Si la demande de rançon laisse présager un crime crapuleux, les forces de l’ordre s’intéressent également au profil de la victime. Son père est une ancienne figure du grand banditisme en Ile-de-France. Il a notamment été condamné pour un vaste trafic de cannabis mais également pour l’enlèvement, en 1987, de la petite fille d’une chanteuse coréenne.