Fusillade mortelle dans l'Essonne: Le suspect déféré en vue d'une mise en examen

JUSTICE Le parquet a requis sa mise en examen pour «homicide volontaire et tentatives de meurtre» et son placement en détention provisoire...

H. B. avec AFP

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Un enquêteur de la police judiciaire. (illustration)
Un enquêteur de la police judiciaire. (illustration) — POLICE NATIONALE/SIPA

L'homme qui a tiré vendredi sur trois personnes et fait un mort lors d’une altercation dans une cité de Montgeron (Essonne) a été déféré ce dimanche en vue de sa mise en examen, a annoncé le parquet d’Évry.

Le sort du tireur de 28 ans sera décidé par un juge d’instruction. Le parquet a requis sa mise en examen pour «homicide volontaire et tentatives de meurtre » et son placement en détention provisoire.

Il s’est expliqué « de manière assez imprécise » lors de sa garde à vue

L’homme s’était rendu après l'intervention du Raid, l’unité d’élite de la police, dans cette ville de grande banlieue parisienne. Lors de sa garde à vue, il s’est expliqué « de manière assez imprécise », a fait savoir le parquet.

La fusillade a eu lieu vers 1h30, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans la cité de la Prairie de l’Oly. Les circonstances exactes du drame « doivent encore être précisées », a prévenu le parquet. Selon les témoins entendus, l’homme a d’abord menacé un groupe de mineurs posté sous ses fenêtres avec une arme. En réaction, les adolescents « sont allés chercher les "grands frères" de la cité », a expliqué le parquet.

Déjà connu des services de police

Quatre hommes sont alors montés dans l’immeuble, pour s’expliquer avec le suspect. Après avoir ouvert sa porte, il a tiré sur trois d’entre eux : un homme de 31 ans est mort sur place, un autre a été grièvement blessé et un troisième a été plus légèrement touché aux bras. « Il affirme qu’ils auraient tenté de l’intimider, qu’il aurait eu peur et que c’est pour ça qu’il aurait tiré », a ajouté le parquet.

Déjà connu des services de police, l’homme gardait chez lui plusieurs fusils-mitrailleurs. Il n’a pas voulu s’expliquer sur l’acquisition de ces armes. Une deuxième enquête, distincte de celle sur la fusillade, a été confiée à la police judiciaire pour déterminer leur provenance.