VIDEO. Jeune tué à Nantes: Trois hommes condamnés à des peines de prison avec sursis après les émeutes

JUSTICE Ces condamnations sont nettement en deçà des réquisitions du ministère public qui avait requis une peine « d’exemplarité »…

20 Minutes avec AFP

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Des policiers dans le quartier du Breil à Nantes
Des policiers dans le quartier du Breil à Nantes — SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP

Ce sont les premières condamnations en comparution immédiate. Trois hommes âgés de 20 à 31 ans ont été condamnés vendredi à quatre mois de prison avec sursis pour des violences commises mercredi soir contre les forces de l’ordre, au lendemain de la mort d’un jeune homme de 22 ans tué par un policier à Nantes.

Ces condamnations, les premières prononcées depuis le début des violences urbaines qui secouent plusieurs quartiers de Nantes depuis mardi soir, sont nettement en deçà des réquisitions du ministère public. Son représentant, Olivier Bonhomme, avait requis une peine « d’exemplarité » de quatre mois d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt.

Soupçonnés d’avoir jeté des cailloux et des projectiles sur les policiers

Le tribunal correctionnel de Nantes, qui jugeait en comparution immédiate ces trois hommes (deux âgés de 20 ans et l’un de 31 ans), a assorti leur condamnation d’un stage de citoyenneté. L’un d’eux a également écopé d’une interdiction du territoire de Nantes pendant deux ans.

Soupçonnés d’avoir jeté des cailloux et des projectiles divers sur les forces de l’ordre qui sécurisaient l’intervention des pompiers, ils avaient été interpellés mercredi vers 21h dans le quartier du Breil. C’est de cette cité du nord-ouest de Nantes qu’étaient parties la veille les émeutes après le décès d’Aboubakar Fofana, mortellement touché par un coup de feu tiré par un CRS lors d’un contrôle de police.

Deux autres jeunes, mineurs, placés en garde à vue

Invoquant la faiblesse des éléments à charge à l’encontre des trois hommes, qui niaient les faits reprochés, leurs avocates avaient plaidé la relaxe.

Parmi les autres personnes placées en garde à vue dans la nuit de mercredi à jeudi, un jeune de 13 ans a été présenté au parquet des mineurs jeudi, un autre de 16 ans a été convoqué en vue d’une mise en examen par un juge des enfants et cinq autres n’ont pas fait l’objet de poursuites, selon la police.