VIDEO. Vénissieux: Après Naps et Elams, L’Allemand tourne un clip de rap suivi d’incidents

FAITS DIVERS Le rappeur de Vénissieux L’Allemand a tourné un clip jeudi dernier avec près de 200 personnes dans son quartier des Minguettes. Mis en ligne dimanche sur YouTube, celui-ci a été suivi d’incidents…

J.L.

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Un extrait du dernier clip du rappeur vénissian L'Allemand, tourné jeudi dernier dans le quartier des Minguettes.
Un extrait du dernier clip du rappeur vénissian L'Allemand, tourné jeudi dernier dans le quartier des Minguettes. — Capture d'écran YouTube

Le quartier des Minguettes (Vénissieux) est décidément très prisé pour les tournages de gros clips de rap. Après les artistes marseillais Elams (Le Son qui fout le darwa, 8,7 millions de vues sur YouTube) et Naps ( Vroum Vroum, 16 millions de vues), c’est le rappeur vénissian L’Allemand qui a tenu à filmer « sa » banlieue lyonnaise jeudi.

Près de 200 personnes, essentiellement des ados, ont donc participé au tournage de La Cité, titre dévoilé dimanche sur YouTube. En moins d’une journée, celui-ci compte déjà plus de 70.000 vues, à base de rodéos en scooter, armes factices et références au foot.

« On a fait ça en bas de la maison »

Il a aussi, comme Naps et surtout Elams, la petite polémique qui s’ensuit. Des incidents ont en effet suivi le tournage après le départ du rappeur. Un deux-roues incendié a nécessité l’intervention des sapeurs-pompiers, sous protection policière, avec l’interpellation d’un ado de 13 ans déjà connu des services de police à la clé. Celui-ci est convoqué devant le juge des enfants en janvier pour caillassage.

« Honnêtement, on n’était pas au courant des débordements », assure le manager de L’Allemand, interrogé par Le Progrès. Reste que comme Elams, Emir (le prénom du rappeur vénissian) risque d’être interpellé pour tournage sans autorisation. « On ignorait qu’il fallait des autorisations, ose son manager. Et puis, on a fait ça en bas de la maison. Ça reste de la musique, du rap. Il ne faut pas prendre tout ça au premier degré. Il n’y a pas d’incitation à la violence ou des trucs comme ça dans ce qu’on raconte. »