Alsace: En instance de divorce, la femme tuée par son ex-compagnon disposait d'un «téléphone grave danger»

MEURTRE Tuée par son ex-compagnon ce lundi à Schweighouse-sur-Moder (Bas-Rhin), une mère de deux enfants disposait pourtant d'un dispositif «téléphone grave danger» qui a permis aux gendarmes d'arriver en sept minutes...

B.P.

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Avec son téléphone grave danger, la jeune femme a donné l'alerte aux gendarmes qui n'ont toutefois pas pu arriver assez vite pour empêcher le drame. Illustration
Avec son téléphone grave danger, la jeune femme a donné l'alerte aux gendarmes qui n'ont toutefois pas pu arriver assez vite pour empêcher le drame. Illustration — P.MAGNIEN / 20 MINUTES

En instance de divorce depuis des mois, la mère de famille tuée par son ex-compagnon ce lundi à Schweighouse-sur-Moder (Bas-Rhin) était équipée d’un « téléphone grave danger » depuis fin 2017 selon  France 3 Alsace et Le Parisien. Un dispositif visant à lutter contre les violences faites aux femmes et à protéger les personnes en danger.

Après des pressions psychologiques, un chantage au suicide et des faits de violences, la trentenaire a reçu une ordonnance de protection en décembre. Quatre mois plus tard, son ex-mari a, lui, été condamné à un an de prison avec sursis et interdiction d’approcher sa victime. Interdiction qu’il a enfreinte ce lundi avant de la poignarder.

Les policiers arrivés en sept minutes

Venu du Var où il résidait désormais, l’homme a entraîné le déclenchement de l’alerte par des voisins de la jeune femme et de ses enfants de 10 et 11 ans. Et au même instant par cette dernière, grâce à son « téléphone grave danger ». Arrivés sept minutes plus tard, à 10h17, les gendarmes n’ont toutefois trouvé que le corps sans vie de la Bas-Rhinoise.

Après avoir lancé les recherches dans le département et diffusé un appel à témoins le lendemain, les représentants des forces de l’ordre ont finalement retrouvé le meurtrier décédé. Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’homme a été percuté par une locomotive sur les rails au niveau de la gare d’Ebersheim. Où il s’est vraisemblablement suicidé.