VIDEO. Mayotte: Un des deux gendarmes blessés toujours entre la vie et la mort

VIOLENCES L'un des gendarmes du GIGN blessés dimanche à Mayotte est toujours plongé dans le coma après avoir été opéré pendant plus de quatre heures...

Thibaut Chevillard

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Des membres du GIGN (illustration)
Des membres du GIGN (illustration) — Sébastien Bozon AFP
  • Deux gendarmes du GIGN ont été blessés dimanche à Mayotte.
  • Le pronostic vital de l’un d’entre eux est toujours engagé ce mercredi.
  • Plusieurs individus ont été interpellés.

Son pronostic vital est toujours engagé. L’un des deux gendarmes grièvement blessés, dimanche à Mayotte, est encore dans le coma après avoir été opéré pendant près de quatre heures dans la nuit de mardi à mercredi, dans un hôpital de la Réunion, apprend 20 Minutes de source proche du dossier. Ce militaire a eu le crâne fracturé et les médecins redoutaient qu’il fasse une hémorragie cérébrale, avait indiqué lundi le préfet de l'île, Dominique Sorain.

L’autre gendarme de l’antenne locale du GIGN a également été touché à la tête. Souffrant d’un traumatisme crânien, il a reçu onze points de suture et a été placé en observation. Ces deux militaires ont été blessés dimanche, après avoir interpellé, à Bandrélé, au sud-est de la principale île de Mayotte, un homme soupçonné de vols aggravés sur des touristes et visé par un mandat de recherche.

« Un certain nombre d’individus » interpellés

Une dizaine d’individus leur ont alors jeté des cailloux et des pavés. Un important dispositif de recherche a été mis en place pour tenter d’identifier et d’interpeller les auteurs des jets de projectiles. « On met le paquet », souffle une source proche du dossier. 176 gendarmes ont été déployés dans le cadre de cette opération qui a débouché sur l’arrestation « d’un certain nombre d’individus », a déclaré à la presse le colonel Philippe Leclercq, commandant de la gendarmerie de Mayotte. Selon nos informations, trois individus ont été arrêtés et un autre est recherché.

Mardi, une centaine de Mahorais, dont de nombreuses femmes, ont manifesté à Bandrélé pour dénoncer les violences dont ont été victimes ces deux gendarmes et demander au maire que la ville soit mieux sécurisée. La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a de son côté condamné « avec la plus grande fermeté ces actes de violences inacceptables ».