Prise d'otages à Paris: Le suspect transféré en psychiatrie, sa garde à vue levée

ENQUETE Ce jeune de 26 ans a été interpellé mardi dans un immeuble du Xe arrondissement après l'assaut des policiers de la BRI...

20 Minutes avec AFP

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Des policiers du GSO en intervention sur les lieux de la prise d'otages à Paris, le 12 juin 2018.
Des policiers du GSO en intervention sur les lieux de la prise d'otages à Paris, le 12 juin 2018. — Lucas Barioulet / AFP

Sa garde à vue a été levée. L’homme arrêté mardi soir après une prise d’otages de quatre heures dans un immeuble parisien a été transféré dans la nuit à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, selon une source judiciaire, contactée par 20 Minutes.

Ce jeune de 26 ans a été interpellé mardi lors de l’assaut mené, peu avant 20 heures, par des policiers de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) dans un immeuble du Xe arrondissement. L’homme retenait deux otages depuis 16 heures, libérés sains et saufs.

Connu pour de la « petite délinquance », il n’est pas fiché pour radicalisation islamiste, avait indiqué mardi soir le ministre de l’Intérieur. Gérard Collomb a décrit un « individu plutôt déboussolé psychologiquement, parce qu’il faisait référence à des tas de sujets totalement différents ».

Une otage aspergée d’essence

L’homme a été « légèrement blessé » lors de son interpellation, selon une source proche du dossier. Le suspect était retranché dans un local d’une entreprise au fond d’une cour de la rue des Petites écuries, connue pour ses bars et restaurants. En pénétrant dans le local après avoir entamé des négociations, les policiers ont repéré la présence d’essence et n’ont pas utilisé leurs armes, selon une source proche de l’enquête.

Le forcené tenait un couteau sous la gorge d’une femme prise en otage, qui était aspergée d’essence, et la BRI a réussi à le maîtriser sans que la femme soit blessée, selon cette même source. L’autre personne retenue, un homme, avait été menottée, a ajouté une autre source.

Motivations encore floues

« Il pourrait s’agir d’un déséquilibré aux motivations encore floues », avait expliqué une source policière. Le forcené a « tenu des propos pas très compréhensibles évoquant l’ambassade d’Iran puis le gouvernement », selon une autre source policière.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour enlèvement et séquestration, violences avec arme, détention d’arme, menace de crime ou de délit et tentative d’homicide volontaire, et le 2e district de police judiciaire a été saisi de l’enquête.