Mourmelon-le-Grand: Deux mineurs mis en examen pour l'assassinat d'un jeune de 17 ans

ENQUETE L'adolescent a reconnu les faits mais sa complice nie toujours...

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un policier.
Illustration d'un policier. — MATHIEU PATTIER/SIPA

Un jeune homme et une jeune fille âgés de 17 ans ont été mis en examen pour l’assassinat d’un adolescent du même âge, poignardé à mort samedi dans un parc de Mourmelon-le-Grand (Marne), a annoncé mercredi le parquet de Reims. Le parquet a requis un mandat de dépôt à leur encontre.

 

« Si la participation du jeune garçon semble relativement cernée, celle de la jeune fille et son rôle méritent d’être encore largement précisés (…) Je ne peux que m’interroger pour savoir si j’ai « de nouveaux amants diaboliques » ou si j’ai une logique de bras armé avec une tête criminelle », a déclaré Matthieu Bourrette, procureur de Reims, lors d’une conférence de presse.

« Tout était faux »

La jeune fille, O., élève en 1ère littéraire dans un lycée de la région, est passée du statut de seul témoin direct de l’homicide à celui-ci de mise en cause. Aux enquêteurs, elle avait relaté qu’elle se trouvait dans le parc de cette commune, située entre Reims et Châlons-en-Champagne, accompagné de Kevin, son « presque petit ami », selon ses propos.

Aux alentours de 15 heures, ils avaient croisé un individu au « comportement étrange » qui avait « tenté de la frapper sans raison, sans nécessairement de motif crapuleux », toujours selon ses déclarations. Un corps à corps avait éclaté entre le jeune homme et l’agresseur, qui lui avait asséné « une vingtaine de coups de couteau dont deux coups mortels aux poumons avec une lame de 18 cm », a précisé le procureur.

L’adolescente avait répété ne pas connaître l’agresseur, aidant les enquêteurs à définir le portrait-robot d’un homme de « type basané », habillé en treillis militaire. « Tout était faux », a balayé Matthieu Bourrette, soulignant qu’elle avait sciemment aiguillé les enquêteurs sur une fausse piste.

En garde à vue, l’agresseur a reconnu être l’auteur des coups mortels tandis que l’adolescente niait-elle toute implication.