Un couple de Bretons expulsé d’une croisière car l'épouse souffre de la maladie d'Alzheimer

POLEMIQUE Estimant qu'il s'agit d'une «discrimination», le couple veut porter l'affaire en justice avec l'aide de l'association France Alzheimer...

H. B.

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Un paquebot de la compagnie MSC Croisières (photo d'illustration)
Un paquebot de la compagnie MSC Croisières (photo d'illustration) — Yasuyoshi Chiba AFP

« C’était un cadeau pour nos 50 ans de mariage ». Un couple de Bretons originaire de Ploubazlanec, près de Paimpol (Côtes-d'Armor), a été expulsé d’ un bateau de MSC Croisières au sud de l’Italie quand l’équipage a appris que la femme était atteinte de la maladie d’Alzheimer, rapporte le site Actu.fr.

Le 13 mai, alors que le navire vient tout juste de quitter Venise, Jean Mérel demande à l’équipage de sécuriser la porte de sa cabine qui ne fermait pas de l’intérieur, pour éviter une fugue nocturne de son épouse Marie, 81 ans, atteinte d’Alzheimer.

« On s’est retrouvé à 2200 km de la maison, sans plan de vol »

« On a rencontré une médecin à bord qui a dit que la seule solution était de nous débarquer, alors qu’elle n’a jamais examiné mon épouse », a raconté Jean Mérel. Le jour même, le chargé des relations-clients les prévient qu’ils seront débarqués du navire le lendemain à Brindisi (sud de l’Italie), prétextant des risques d’insécurité pour son épouse.

« On s’est retrouvé à 2200 km de la maison, sans plan de vol », s’est indigné Jean Mérel. Le couple est contraint de rester deux jours dans les Pouilles avant de repartir en avion vers Nantes. Au total, le couple déboursera 950 euros pour rejoindre la France, sans compter les 3.200 euros pour la croisière.

Le couple veut porter l’affaire en justice

Estimant qu’il s’agit d’une « discrimination », Jean Mérel veut désormais porter l’affaire en justice avec l'aide de l'association France Alzheimer. Il souhaite « que tous les frais soient pris en charge par la compagnie, y compris leur préjudice moral ».

Contacté par Le Parisien, le directeur de MSC Croisières en France refuse de rembourser le couple mais se dit prêt au dialogue : « Si toutes les dispositions sont prises en amont, nous sommes d’accord pour faire une belle réduction sur une nouvelle croisière. »