Nancy : Une jeune femme battue, les cheveux coupés au couteau par son frère parce qu’elle « ne devait pas se comporter ainsi »

FAITS DIVERS Une information judiciaire pour acte de torture ou de barbarie, violences volontaires aggravées et tentative de meurtre est ouverte contre deux frères qui ont violenté leur sœur et son compagnon pour leur comportement…

G.V. avec AFP

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Une voiture de police. (Illustration)
Une voiture de police. (Illustration) — Frederic Scheiber/20 Minutes
  • Un homme a violemment frappé sa sœur et agressé, à l’aide de son autre frère, le compagnon de celle-ci mardi soir à Nancy.
  • Une information judiciaire pour « acte de torture ou de barbarie, violences volontaires aggravées, tentative de meurtre et menaces de mort réitérées » devrait être ouverte ce jeudi après-midi par le parquet.

 

Des coups, les cheveux coupés à l’aide d’un couteau, son compagnon agressé… par ses propres frères. Tel est le calvaire qu’a vécu une jeune femme, employée de banque de 25 ans, mardi soir à Nancy​. Une première dispute avait éclaté au domicile de leur mère lundi soir. Son frère « lui aurait reproché, a relaté à l’AFP François Pérain, procureur de la République à Nancy, une relation amoureuse alors qu’elle n’était pas mariée et de se vêtir de manière indécente ».

Mais les choses n’en sont pas restées là. Apprenant que sa sœur hébergeait un homme, le frère se serait rendu à son domicile le lendemain soir. Après avoir obligé ce dernier à quitter les lieux, « il frappait sa sœur au visage et dans les côtes et coupait ses cheveux à l’aide d’un couteau. Il blessait sa soeur au cuir chevelu provoquant une plaie vive sur plusieurs centimètres », a détaillé le procureur. Le compagnon, resté en bas de l’immeuble et qui avait appelé les pompiers, a été ensuite roué de coups par l’agresseur et un deuxième frère, venu lui donner un coup de main. Il est finalement parvenu à s’enfuir. Mais les deux frères ont tenté de le renverser avec leur voiture et l’ont menacé de mort devant le commissariat de police où il s’était réfugié, précise l’AFP.

Vers un placement en détention provisoire

Les deux suspects sont nés en 1982 et 1985. Ils ont été placés en garde à vue mardi soir. Le frère qui a organisé cette expédition punitive a déclaré aux policiers que sa sœur « était au courant », « qu’il y a des principes culturels et familiaux vis-à-vis du respect de soi-même ». « Elle avait été prévenue à plusieurs reprises qu’elle ne devait pas se comporter ainsi » et « encore moins durant le mois du ramadan », selon le récit du procureur.

Une information judiciaire pour « acte de torture ou de barbarie, violences volontaires aggravées, tentative de meurtre et menaces de mort réitérées » devrait être ouverte ce jeudi après-midi par le parquet, qui va requérir le placement en détention provisoire des deux mis en cause.