Enfant sauvé à Paris: Le voisin qui a aidé Mamoudou Gassama raconte la scène

SAUVETAGE Le voisin a tenu la main de l'enfant mais ne pouvait pas le hisser sur son balcon tout seul...

L.Gam.

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L'immeuble de la rue Marx-Dormoy.
L'immeuble de la rue Marx-Dormoy. — BERTRAND GUAY / AFP

« Il est tombé d’un étage avant de se rattraper au balcon », a-t-il confié à plusieurs confrères. Un voisin de l’immeuble, réveillé par des « hurlements dans la rue » comme il l’a raconté au Parisien, a été le témoin privilégié du sauvetage héroïque d’un garçonnet par Mamoudou Gassama, ce réfugié malien, qui a été reçu ce lundi par Emmanuel Macron, et qui devrait être naturalisé dans les jours à venir.

 

« Je n’ai pas réalisé tout de suite, j’étais encore un peu dans les vapes. », explique le voisin de 28 ans, nouvel arrivant dans l’immeuble de la rue Marx-Dormoy, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. « Comme j’étais pieds nus, j’ai très vite mis des baskets pour ne pas glisser sur le balcon ».

L’incident s’est produit samedi rue Marx-Dormoy, vers 20 heures. Un petit garçon âgé de 4 ans s’est retrouvé suspendu à un balcon, après une chute d’un étage. Témoin de la scène, un jeune homme, Mamoudou Gassama, a alors décidé de lui porter secours au péril de sa vie, craignant que les pompiers mettent trop de temps. Il a escaladé en une trentaine de secondes les quatre étages.

« Il était déjà en train d’escalader, il était tellement rapide ! »

Le voisin de 28 ans explique le déroulé des faits : « Vu la configuration du balcon, je ne pouvais pas le hisser. Je ne voulais pas prendre le risque de lâcher sa main, j’ai préféré y aller doucement ». Et il repère rapidement Mamoudou Gassama : « Quand je suis arrivé sur mon balcon, il était déjà en train d’escalader, il était tellement rapide ! ».

Dans la foulée, le réfugié malien récupère le petit garçon et le hisse sur le balcon du voisin. « Le petit saignait à l’orteil, il avait un ongle arraché. Il portait des tongs Spider Man. Mamoudou était très fatigué, on n’a pas tellement communiqué, il était encore sous le choc. »