Perpignan: Un SDF condamné à trois ans de prison ferme pour des jets de pierre sur l'autoroute

JUSTICE L’homme était jugé pour violences avec armes et mise en danger d’autrui…

H. B. avec AFP
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Un palais de justice (illustration).
Un palais de justice (illustration). — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Il était jugé en comparution immédiate. Un SDF d’origine roumaine a été condamné vendredi à Perpignan à trois ans de prison ferme pour avoir jeté des pierres sur des véhicules circulant sur l’autoroute A9, entre Perpignan et l’Espagne, ne faisant que des blessés légers, a-t-on appris auprès de la gendarmerie nationale.

L’homme était jugé pour violences avec armes et mise en danger d’autrui par le tribunal correctionnel de Perpignan. Outre sa peine de prison, il a été condamné à 10 ans d’interdiction du territoire français.

Un véhicule avait reçu une pierre de 16 kg jetée

Samedi 19 mai, vers 23h, un véhicule reçoit une pierre jetée depuis un pont enjambant l’axe autoroutier, à hauteur de Villemolaque, une commune située à 13 km au sud de Perpignan. La pierre, de 16 kg, heurte le capot du véhicule et fracasse le pare-brise. L’airbag se gonfle, masquant toute visibilité au conducteur. Les freins ne répondant plus, le chauffeur est obligé d’utiliser son frein à main et la voiture fait deux tonneaux. Toutefois, les deux passagers de la voiture ne sont que très légèrement blessés, explique la gendarmerie sur son compte Facebook.

Les militaires du Peloton d’Autoroute de Pollestres, saisis des faits, ouvrent une enquête avec le concours de la gendarmerie de Thuir et auditionnent de nombreux témoins parmi lesquels un homme sans domicile fixe (SDF) vivant dans un bois à proximité des faits.

« J’étais en colère », a expliqué le SDF

Mercredi, 23 mai, des jets de pierres sont à nouveau signalés, toujours au même endroit, et entraînent d’importants dégâts sur deux véhicules, sans faire de blessé. Des recherches permettent de découvrir rapidement le SDF précédemment contrôlé, caché dans les fourrés, un tas de pierres à ses côtés. Placé en garde à vue, il finit par reconnaître la totalité des faits.

« J’étais en colère, car j’avais perdu mes papiers et je ne trouvais pas de travail », a-t-il dit à la cour par l’intermédiaire d’un interprète. En 2017, il avait déjà été condamné par le tribunal correctionnel de Versailles à 3 mois de prison pour avoir lancé un sac de sport sur une voiture.