Gard: Sept ans de prison pour des violences conjugales sur une femme enceinte

JUSTICE La jeune femme enceinte de sept mois et demi avait accouché d’un enfant mort-né…

H. B. avec AFP

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Un palais de justice (illustration).
Un palais de justice (illustration). — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Il était jugé pour violences conjugales et « non assistance à personne en danger ». Un homme de 20 ans a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Nîmes à sept ans de prison ferme pour des violences sur sa compagne enceinte de sept mois et demi qui avait accouché d’un enfant mort-né.

« La mort de cet enfant est exclusivement liée aux coups infligés à la maman », a assuré lors de l’audience, le patron de l’unité de médecine légale de Nîmes, le docteur Mounir Benslima.

Des violences commises pendant trois jours

Le jeune homme était jugé pour « violences habituelles sur une personne vulnérable » et « non assistance à personne en danger ». Détenu depuis le 21 février 2017, il a également été condamné à un suivi socio-judiciaire.

Les violences commises sur la jeune femme âgée de 19 ans s’étaient déroulées en février 2017 pendant trois jours. La veille du drame, il avait renvoyé un équipage du Samu venu secourir la jeune femme. Il avait expliqué que sa compagne s’était rendue à l’hôpital par ses propres moyens, ne voulant pas que les médecins constatent les nombreuses traces de coups.

La substitut du procureur avait réclamé huit ans de prison ferme sur les dix ans maximum susceptibles d’être prononcés.