Pays basque: Un pharmacien soupçonné de fraude à la Sécu pour 1,2 million d'euros

FRAUDE Il a été mis en examen pour « abus de biens sociaux » et « blanchiment aggravé »…

H. B. avec AFP

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L'enseigne lumineuse d'une pharmacie.
L'enseigne lumineuse d'une pharmacie. — KENZO TRIBOUILLARD AFP

Il encourt une peine de sept ans de prison et 750.000 euros d’amende. Un pharmacien d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques), soupçonné d’une fraude d’1,2 million d’euros au préjudice de la Sécurité sociale, a été mis en examen vendredi pour « abus de biens sociaux » et «  blanchiment aggravé », a-t-on appris auprès du parquet de Bayonne.

« Il est également poursuivi en tant que personne morale, gérant de la pharmacie, pour escroquerie aggravée », a indiqué Samuel Vuelta Simon, procureur de la République à Bayonne, confirmant une information parue sur le site du journal Sud-Ouest. « Son épouse a été mise en examen pour recel d’abus de biens sociaux et recel de blanchiment aggravé », a ajouté le procureur. Le couple a été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés. Le parquet de Bayonne qui demandait un placement en détention provisoire pour le pharmacien a fait appel de la décision le concernant.

Il aurait obtenu de multiples remboursements sans délivrer les médicaments aux personnes concernées

La Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Bayonne avait porté plainte en novembre constatant des renouvellements d’ordonnances douteuses.

En possession d’ordonnances renouvelables prescrites à ses patients, le pharmacien aurait obtenu de multiples remboursements auprès de la CPAM sans toutefois délivrer les médicaments aux personnes concernées. Des médicaments très coûteux qui lui auraient permis de récolter frauduleusement 1,2 million d’euros ces trois dernières années.

Jusqu’à sept ans de prison et 750.000 euros d’amende

Il encourt sept ans de prison et 750.000 euros d’amende pour les faits d’escroquerie aggravée, cinq ans et 375.000 d’euros pour abus de biens sociaux et 750.000 euros pour blanchiment aggravé.

Des peines de deux ans de prison, dont un ferme, avaient été infligées en janvier à une infirmière libérale et une sage-femme de la région lyonnaise qui avaient escroqué 630.000 euros à la Sécurité sociale entre 2009 et 2014.