Nord: Arrestation mouvementée d’un Kurde suspecté d’être un passeur

FAITS DIVERS Un policier a tiré un coup de feu, blessant le mis en cause qui était armé…

avec AFP

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Illustration d'un véhicule de police.
Illustration d'un véhicule de police. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Un passeur kurde irakien a été interpellé à Grande-Synthe.
  • Il avait échappé à une tentative d’arrestation en 2017.
  • Il est aussi accusé de tentative d’homicide sur un policier et de viols.

Mardi soir, un passeur kurde irakien plusieurs fois condamné, a été arrêté à Grande-Synthe (Nord), où il opérait depuis une dizaine d’années. Lors de cette opération de grande ampleur, la police a dû ouvrir le feu, a-t-on appris, mercredi, auprès du parquet de Dunkerque.

La police aux frontières, aidée par le commissariat de Dunkerque et la PJ de Lille, a mené son interpellation « difficile et violente » dans le cadre d’une commission rogatoire, a rapporté le procureur de la République de Dunkerque Sébastien Piève, confirmant une information de France 3 Hauts-de-France.

Le mis en cause était armé

L’homme de 38 ans « s’est montré particulièrement retors, il s’en est pris aux policiers, usant notamment de bombes lacrymogènes, était armé, même s’il n’a pas tiré », a raconté le magistrat. « Son arme à feu a été sortie et un policier a donc fait usage de son arme : le tir unique a touché le pied du mis en cause, qui est hospitalisé ».

L’identité de ce passeur kurde est « sujette à caution » en raison des multiples « alias » qu’il a utilisés au cours des années, a précisé le procureur. Mais il est connu de la justice pour avoir « été condamné à plusieurs reprises pour aide à l'entrée au séjour irrégulier, violences et une interdiction de territoire qu’il a violée allègrement ».

En garde à vue depuis mardi soir, l’homme doit être mis en examen et placé en détention provisoire pour ses agissements de passeur. Il sera aussi poursuivi pour tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique. En dernier lieu, des investigations seront également conduites concernant des viols présumés sur des migrants en vue de les forcer à travailler pour lui.

Il avait échappé aux policiers en 2017

En septembre 2017, il avait réussi à fuir lors d’une tentative d’arrestation. « Il avait résisté à l’interpellation, et s’était également montré violent, avait sorti une arme et l’avait pointée sur les fonctionnaires, sans tir », a assuré le procureur.

Il a passé les quelques mois séparant ces deux épisodes aux Pays-Bas, et était revenu depuis quelques semaines à Grande-Synthe pour recréer une filière, a indiqué une source policière à l’AFP.