Mort de Naomi Musenga: «C’était la première fois que je voyais ça», un ambulancier intervenu témoigne

AFFAIRE NAOMI Ce dimanche, un ambulancier d’un véhicule envoyé au domicile de Noami Musenga le 29 décembre dans l’après-midi témoigne dans les colonnes des « Dernières Nouvelles d’Alsace »…

B.P.

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Intervenu au domicile de Naomi Musenga, un ambulancier témoigne. Illustration
Intervenu au domicile de Naomi Musenga, un ambulancier témoigne. Illustration — SIPA

Il n’a pas souhaité dévoiler son identité. Mais ce dimanche, un ambulancier d’un véhicule envoyé au domicile de Naomi Musenga témoigne dans les colonnes des Dernières Nouvelles d'Alsace. En milieu d’après-midi le 29 décembre, le Samu a « déclenché » son équipe « pour une jeune femme avec des douleurs abdominales et des saignements ».

Salarié d’une entreprise d’Ambulances de secours et de soins d’urgence (Assu), il est arrivé sur les lieux après SOS médecins puis un médecin du Service mobile d’urgence et de réanimation (Smur). L’ambulancier raconte à nos confrères : « Naomi se tordait de douleur au sol en disant : “J’ai mal au ventre, je n’en peux plus, je vais mourir…” »

Plusieurs arrêts cardiaques selon lui

« C’était la première fois que je voyais ça », ajoute-t-il. Selon lui, le cœur de la femme aurait ralenti avant de s’arrêter après une injection de morphine. A la suite d’un massage cardiaque et une mise sous respiration artificielle, son cœur serait reparti dix minutes plus tard, permettant son transport en ambulance tandis qu’elle perdait du sang.

A l’arrivée aux urgences du Nouvel hôpital civil, un nouvel arrêt cardiaque a demandé aux médecins de réanimer de nouveau la jeune femme. « Elle est décédée une heure et demie après » en réanimation, termine l’ambulancier. Plus de quatre mois plus tard, la ministre de la santé Agnès Buzyn doit notamment recevoir les médecins urgentistes ce lundi.