Interpellations à la fac de lettres de Nancy: Six étudiants poursuivis en correctionnelle

JUSTICE Ils sont accusés de faits de violences sur policiers, dégradations et refus de donner leurs ADN et code de téléphone portable…

H. B. avec AFP

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La faculté de lettres et sciences humaines de Nancy.
La faculté de lettres et sciences humaines de Nancy. — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Ils sont convoqués devant le tribunal correctionnel les 13 août, 20 août et 14 septembre. Six étudiants, interpellés jeudi à Nancy en marge de l’intervention des forces de l’ordre à la faculté de lettres sont poursuivis en correctionnelle pour des faits de violences sur policiers, dégradations et refus de donner leurs ADN et code de téléphone portable, a-t-on appris ce samedi de source proche du dossier.

Parmi les sept étudiants interpellés, cinq ont passé deux nuits en garde à vue au commissariat central de Nancy. Les deux autres sont ressortis vendredi, a indiqué cette source. Au total, six étudiants ont été présentés au parquet. Ces derniers se sont vus remettre une « convocation par procès-verbal en vue d’une comparution au tribunal correctionnel ».

Des bousculades se sont produites quand les forces de l’ordre ont essayé d’évacuer des étudiants

Les forces de l’ordre étaient intervenues jeudi sur le campus de lettres et sciences humaines à Nancy, où les examens avaient débuté dans la matinée, pour assurer l’accès à un amphithéâtre que des étudiants tentaient de bloquer. Une trentaine d’étudiants opposés à la loi Orientation et réussite des étudiants (Ore) s’étaient postés devant l’amphithéâtre où devait se dérouler un partiel d’anglais et les forces de l’ordre étaient intervenues vers 14h45. Des bousculades se sont produites quand les forces de l’ordre ont essayé d’évacuer des étudiants assis par terre.

Parmi les chefs de poursuite, trois étudiants sont poursuivis pour des dégradations matérielles à la faculté. Un quatrième étudiant comparaîtra en correctionnelle pour des violences sur des policiers, un cinquième pour des violences et pour avoir refusé de donner son ADN, un autre pour avoir refusé de donner aux autorités son code PIN de téléphone portable. Les six étudiants, âgés pour la plupart d’une vingtaine d’années, sont convoqués devant le tribunal correctionnel les 13 août, 20 août et 14 septembre.

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