La Réunion: Un homme écroué pour un assassinat d'une «grande sauvagerie»

ENQUETE Un homme est soupçonné d’avoir poignardé à mort une étudiante en médecine de 19 ans, qu’il connaissait « depuis peu », selon les enquêteurs…

20 Minutes avec AFP

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Un palais de justice (illustration).
Un palais de justice (illustration). — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Soupçonné d’avoir poignardé à mort une jeune fille de 19 ans dans la nuit de mercredi à jeudi à La Réunion, un homme a été mis en examen pour assassinat et écroué ce vendredi.

Les faits, qualifiés d’une « grande sauvagerie » par Eric Tuffery, procureur de la République à Saint-Denis, se sont produits dans l’appartement qu’occupait l’auteur présumé des faits dans le quartier de la Convenance à Sainte-Marie.

Alarmés par les cris de la jeune fille et le bruit venant de l’habitation, des voisins ont prévenu les forces de l’ordre peu après minuit. A leur arrivée sur place, les hommes du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) ont dû longuement parlementer avec l’homme qui s’était retranché chez lui.

Lorsque l’assaut a été donné, les gendarmes ont découvert à l’intérieur de l’appartement une scène témoignant d’une grande violence : la jeune fille, déjà décédée, était ligotée sur le lit. Elle avait été éviscérée et avait reçu de multiples coups de couteau.

Il a téléphoné à la mère de la victime

L’auteur présumé des faits était très agité et tenait des propos incohérents. Les gendarmes ont fait usage de leur taser pour le maîtriser. Il a été hospitalisé quelques heures avant d’être placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie. Plusieurs zones d’ombre demeurent pour les enquêteurs. « On se perd en conjectures » sur le mobile de cette agression, a commenté le procureur.

Il semble que la jeune fille, étudiante en médecine, et l’agresseur présumé, déjà défavorablement connu de la justice pour des faits de violence, se connaissaient depuis peu.

Dans des circonstances encore indéterminées, elle se serait rendue au domicile de l’homme, pour la première fois mercredi soir. En début de soirée, l’auteur présumé des faits a téléphoné à la mère de victime pour lui dire que la jeune fille allait rester chez lui pour la nuit.

L’homme aurait ensuite tenu des propos inquiétants. La mère de famille affirme avoir alors téléphoné aux gendarmes, mais ces derniers ne sont intervenus que bien plus tard, sur signalement des voisins. Elle a porté plainte contre l’agresseur présumé et contre les forces de l’ordre.

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