Cannes: Une enquête ouverte après le décès d’une patiente soignée dans un centre dentaire «low cost»

SANTE Une patiente de 75 ans, qui subissait une intervention chirurgicale sous anesthésie, a fait un arrêt cardiaque...

F.Bi. avec AFP

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Illustration d'une consultation chez un dentiste.
Illustration d'une consultation chez un dentiste. — PHILIPPE MERLE / AFP
  • Réanimée sur place après un arrêt cardiaque, une patiente de 75 ans, qui subissait une intervention chirurgicale sous anesthésie, est décédée deux jours plus tard à l’hôpital.
  • Contacté par L’Agence régionale de santé, le parquet de Grasse a ouvert une enquête.
  • L’ARS a ordonné une suspension provisoire des activités de Dental Access le 6 avril, avant de lever cette suspension le 27 avril.

Qu’est-il arrivé à une septuagénaire morte après avoir reçu des soins dentaires dans un centre médical à bas coût de Cannes ? Le parquet de Grasse a ouvert une enquête pour le déterminer après avoir été contacté par l’Agence régionale de santé (ARS) Paca, a fait savoir la procureure de la République Fabienne Atzori.

La section de recherches de Cannes va notamment chercher à déterminer les conditions d’exploitation du centre dentaire Dental Access. Le 24 mars, la patiente, âgée de 75 ans, subissait une intervention chirurgicale sous anesthésie, quand elle a fait un arrêt cardiaque. Réanimée sur place, elle est décédée deux jours plus tard à l’hôpital.

L’ARS saisie par l’Ordre des chirurgiens-dentistes

Le 29 mars, l’Ordre des chirurgiens-dentistes a saisi l’ARS, qui a ordonné le 6 avril une suspension provisoire des activités de Dental Access, a expliqué le cabinet dentaire dans un communiqué. L’organisme a levé cette suspension vendredi.

« Pour l’heure aucun lien de causalité n’est établi entre les soins dentaires et le décès », a indiqué Me Sophie Jonquet, l’avocate de Dental access, se félicitant de cette enquête judiciaire. « Cela est important pour la famille mais également pour Dental access et les praticiens qui y officient », avance le conseil du cabinet dentaire.

La famille de la patiente a également été entendue par la procureure et a porté plainte. L’enquête pourrait déboucher sur des mises en cause pour homicide involontaire, omission de porter secours, ou encore exercice illégal de la profession de dentiste.

« Faire cesser le harcèlement subi par [le] centre »

Dental Access a dénoncé « l’utilisation nauséabonde du décès de la patiente reliée à la pratique "low cost" de Dental Access », et rappelle que ses centres de santé sont « l’objet d’incessants contrôles administratifs de l’ARS, sur demande de l’Ordre des chirurgiens-dentistes, dont les résultats […] ne mènent à aucune sanction ou interdiction ».

La présidente de Dental Access, Lyssia Chanaï, a lancé un appel aux « hautes autorités de santé » à « faire cesser le harcèlement subi par son centre et plus largement par les centres de santé dentaire, afin de laisser les praticiens exercer leur métier ».

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