Pyrénées-Orientales: Un musée découvre que la moitié de ses tableaux sont faux

ESCROQUERIE La municipalité d’Elne a porté plainte pour faux, usage de faux, contrefaçons et escroquerie…

H. B.

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La gendarmerie des Pyrénées-Orientales enquête désormais sur un vaste trafic d’œuvres d’art.
La gendarmerie des Pyrénées-Orientales enquête désormais sur un vaste trafic d’œuvres d’art. — Olivier Aballain / 20 Minutes

Stupeur au musée Étienne-Terrus à Elne, au sud de Perpignan (Pyrénées-Orientales). La municipalité a découvert que plus de la moitié des tableaux qu’elle avait acquis pour son musée étaient en fait… des faux, rapporte France Beu Roussillon.

C’est lors de la réouverture de l’établissement après des travaux de rénovation, ce vendredi, que le maire de la commune a annoncé que 82 toiles du peintre catalan Étienne Terrus (1857-1922), étaient fausses.

Le préjudice estimé à 160.000 euros

C’est l’historien d’art Éric Forcada, appelé à se pencher sur les œuvres d’Étienne Terrus ces derniers mois, qui a émis le premier des doutes sur l’authenticité des œuvres. Ces peintures, dessins et aquarelles, ont été achetés pendant une vingtaine d’années par la municipalité d’Elne, certaines œuvres ont également été acquises après des dons ou des prêts.

Au total, le préjudice est estimé à 160.000 euros.

Plainte pour faux, usage de faux, contrefaçons et escroquerie

« Je me mets à la place de toutes les personnes qui sont venues visiter le musée, qui ont vu des œuvres fausses, qui ont pris un ticket d’entrée, quel que soit le prix. C’est inacceptable », a réagi le maire d’Elne, Yves Barniol. « J’espère que nous arriverons à trouver les responsables ».

La ville a porté plainte pour faux, usage de faux, contrefaçons et escroquerie. La gendarmerie des Pyrénées-Orientales enquête désormais sur un vaste trafic d’œuvres d’art, qui pourrait ne pas se limiter aux tableaux de Terrus.