Agression de deux policiers à Champigny: Au moins 14 personnes ont été interpellées après des perquisitions chez les suspects

ENQUETE Au moins douze hommes et 2 femmes ont été arrêtées, soupçonnés d'avoir porté des coups ou filmé la scène...

20 Minutes avec AFP

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C'est dans cette zone industrielle que les violences contre des policiers ont éclaté lors de la soirée du Nouvel an.
C'est dans cette zone industrielle que les violences contre des policiers ont éclaté lors de la soirée du Nouvel an. — THOMAS SAMSON / AFP

La scène avait été filmée par de nombreuses caméras et partagée sur les réseaux sociaux. Au moins 14 personnes ont été interpellées mardi dans l’enquête sur l’agression de deux policiers à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) le soir du Nouvel an.

Au moins 14 hommes et deux femmes, soupçonnés d’avoir porté des coups ou d’avoir filmé la scène, ont été interpellés dans le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, les Yvelines, le Val-d’Oise, en Seine-et-Marne et dans l’Eure. Ils ont été placés en garde à vue pour violences en «réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique», «non-assistance à personne en danger» et «enregistrement ou diffusion d’images de violences».

Des vêtements portés au moment des l'agression des policiers

Les perquisitions au domicile des suspects ont notamment permis de « retrouver les tenues vestimentaires portées par certains au moment des faits » et une grenade de désencerclement probablement dérobée lors de l’agression, a détaillé une source proche de l’enquête. Parmi les interpellés, certains étaient connus des services de police.

Lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, une soirée clandestine dans un hangar d’une zone industrielle avait dégénéré à Champigny-sur-Marne, en proche banlieue parisienne. Parmi les renforts policiers, une gardienne de la paix et son capitaine s’étaient retrouvés chacun isolés et avaient été violemment agressés.

Frappée au visage, au ventre et aux jambes

Les images de la policière de 25 ans, à terre, encerclée et rouée de coups de pied avaient fait le tour des réseaux sociaux. Frappée au visage, au ventre et aux jambes, elle avait écopé de sept jours d’interruption totale de travail (ITT). Le capitaine, 48 ans, avait lui eu le nez fracturé et 10 jours d’ITT.

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L’agression avait immédiatement suscité l’indignation générale. Le président Emmanuel Macron avait condamné un « lynchage lâche et criminel », en promettant que les coupables seraient « retrouvés et punis ».

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