Pas-de-Calais : Pourquoi l’un des auteurs des attentats de 1995 a mis le feu à sa cellule de prison

FAITS DIVERS Ce mercredi matin Smaïn Aït Ali Belkacem a décidé d’incendier sa cellule en réaction à son transfert récent au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil…

Joséphine Farine

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Illustration du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil
Illustration du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil — Michel Spingler/AP/SIPA

Ce mercredi matin, le détenu Smaïn Aït Ali Belkacem, un des auteurs des attentats de 1995 à Paris et ancien membre du Groupe islamique armé algérien (GIA), a incendié sa cellule au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais. Sa cellule ainsi que celle située à côté ont été détruites et plusieurs détenus ont été évacués.

Une source syndicale a déclaré à l’AFP que le détenu a déclenché le feu pour protester contre son récent transfert depuis une prison de la région parisienne. Au même moment, son voisin de cellule, emprisonné pour des affaires de braquage, a détruit sa cellule pour dénoncer de mauvais traitement dont il affirme avoir été victime, a déclaré une source à 20 Minutes.

« Il a une cicatrice de sept centimètres. Ils l’ont gazé. Il n’en peut plus »

« Tout a commencé hier soir. Il a commencé à tout casser dans sa cellule, ses nerfs ont lâché parce qu’à chaque fois ils [les surveillants] le menottent, ils le frappent sans qu’il ne fasse rien. Apparemment il a une cicatrice de sept centimètres. Ils l’ont gazé. Il n’en peut plus », a expliqué cette même source.

« Sept détenus du quartier d’isolement ont été évacués provisoirement, avant de regagner leurs cellules plus tard. Les deux autres ont été placés en quartier disciplinaire » a déclaré à l’AFP Grégory Strzempek, secrétaire local du syndicat pénitentiaire Ufap-Unsa.

L’administration pénitentiaire a confirmé que Smaïn Aït Ali Belkacem a mis le feu à sa cellule. Elle n’a en revanche pas souhaité s’exprimer sur les causes qui ont motivé le détenu. Elle n’a rien voulu communiquer non plus à propos son voisin de cellule.

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