Affaire Maëlys: La poignante lettre de la demi-sœur de Nordahl Lelandais aux parents de la fillette

JUSTICE « Je suis tellement désolée pour votre petite, j’ai tardé à vous écrire, car je n’avais pas de mots », écrit Alexandra H…

H. B.

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Le 15 février 2018, à Pont-de-Beauvoisin, en Isère, devant la salle des fêtes où avait disparu Maëlys dans la nuit du 26 au 27 août 2017.
Le 15 février 2018, à Pont-de-Beauvoisin, en Isère, devant la salle des fêtes où avait disparu Maëlys dans la nuit du 26 au 27 août 2017. — E. Frisullo / 20 Minutes

« Je suis la sœur de Nordahl Lelandais et je voulais vous faire part de ma tristesse ». C’est par ces mots que débute la lettre envoyée par Alexandra H., demi-sœur de Nordahl Lelandais, aux parents de la petite Maëlys. Ce courrier, publié ce samedi par Le Parisien, est daté du 7 mars 2018, soit trois semaines après les aveux de l’ancien maître-chien. Il a été remis par l’intermédiaire de l’avocat des parents de Maëlys, Me Rajon.

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Dans ce document, la sœur de Nordahl Lelandais fait part de son désarroi. « Je suis tellement désolée pour votre petite, j’ai tardé à vous écrire, car je n’avais pas de mots, je ne les ai toujours pas à vrai dire, jusqu’au bout j’ai cru, j’ai voulu croire qu’on retrouverait votre petite vivante », explique Alexandra H.

« Vous souhaitiez que votre petite hante mon frère, c’est moi qui suis hantée »

« Je ne sais vous exprimer toute la tristesse que je ressens. Personne ne devrait subir une telle épreuve », écrit-elle encore. « Vous souhaitiez que votre petite hante mon frère, c’est moi qui suis hantée, je suis meurtrie, je ne comprends pas, c’est au-delà de mes forces (sic) », explique-t-elle.

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Alexandra H. a jusqu’au bout voulu croire en l’innocence de son demi-frère. Elle se rappelle avec effroi de ce 14 février, où Nordahl Lelandais a conduit les enquêteurs sur les lieux où le corps de Maëlys a été découvert : « Je me souviens de cette journée par bribes, je me disais, bah non, il ne peut pas montrer où est votre petite Maëlys, il ne sait pas […] et pourtant mon frère a avoué », écrit-elle.

« Si je pouvais alléger votre douleur, je le ferai »

« Hantée », « meurtrie », la demi-sœur de celui qui a également avoué jeudi soir le meurtre du caporal Noyer dit comprendre « la haine » de la famille de la fillette. « Je le comprends et je l’accepte, je ne sais vous exprimer la tristesse que je ressens, poursuit-elle. Personne ne devrait subir une telle épreuve ». « Le monde s’est écroulé, ma vie a éclaté, j’ai fané, la tristesse m’a flétrie », explique-t-elle.

« Je suis tellement triste pour vous », ajoute-t-elle. « Si je pouvais alléger votre douleur, je le ferai ».

La lettre de la sœur de Nordahl Lelandais aux parents de Maëlys.