Seine-Saint-Denis: Trois hommes condamnés en appel à vingt-sept ans de réclusion pour un braquage mortel

JUSTICE Un convoyeur de fonds était décédé à Aubervilliers en 2012...

20 Minutes avec AFP

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Illustration du Palais de Justice à Paris, le 13 décembre 2016.
Illustration du Palais de Justice à Paris, le 13 décembre 2016. — T.SAMSON / AFP

Ils avaient ouvert le feu sans sommation et tué un convoyeur de fonds en 2012 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis): trois hommes ont été condamnés vendredi soir en appel à Melun à 27 ans de réclusion criminelle.

La cour d'assises de Seine-et-Marne a aggravé la peine de Nicolas Conforti, Mahamadou Niakate et Olivier Semedo, qui avaient fait appel de leur condamnation à 25 ans de réclusion infligée en première instance en 2016.

Au terme de ce procès qui s'était ouvert le 20 mars, la cour a également aggravé la peine du quatrième accusé, Mohamed Choudar: 12 ans de réclusion criminelle, contre 10 en 2016. Ce dernier était le seul à avoir reconnu son implication, en la limitant toutefois à la conduite d'une voiture ayant servi à la fuite du commando. L'avocat général avait requis jeudi la confirmation des peines de première instance, ont indiqué à l'AFP Yann Le Bras et Steeve Ruben, avocats respectivement de Nicolas Conforti et Mohamed Choudar.

Tirs de Kalachnikov

Au petit matin du 5 juin 2012, trois convoyeurs de la société TAS qui s'apprêtaient à desservir une agence bancaire BNP d'Aubervilliers s'étaient trouvés pris sous le feu nourri de plusieurs malfaiteurs lourdement armés, qui se sont emparés de deux sacs contenant 195.000 euros avant de fuir à bord d'un 4X4 de marque allemande.

Grièvement blessé par les tirs de deux armes, dont une kalachnikov, l'un des convoyeurs, Patrice Le Peroux, était décédé dix jours plus tard.

Moins d'une heure après le braquage, les enquêteurs de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) avaient interpellé un premier membre du commando, avant de faire tomber le reste de l'équipe. Si les policiers ont agi si rapidement, c'est qu'ils avaient posé des balises de géolocalisation sur deux voitures volées repérées à Dugny (Seine-Saint-Denis) plusieurs jours auparavant et dont ils surveillaient les déplacements, soupçonnant la préparation d'un mauvais coup. Postés en surveillance le jour des faits non loin des véhicules utilisés par les braqueurs, les enquêteurs n'avaient pu empêcher le carnage.