VIDEO. Attaques terroristes dans l'Aude: Les deux gardes à vue prolongées

ENQUETE Les enquêteurs cherchent à déterminer les raisons du passage à l’acte de l’assaillant djihadiste et à trouver d’éventuelles complicités...

20 Minutes avec AFP

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Les forces de l'ordre à Trèbes, le 25 mars 2018.
Les forces de l'ordre à Trèbes, le 25 mars 2018. — Pascal RODRIGUEZ/SIPA

Les gardes à vue de la compagne et d’un ami de Radouane Lakdim, qui a tué quatre personnes vendredi dans l’Aude en se présentant comme un « soldat » de Daesh, ont été prolongées, a-t-on appris dimanche soir de source judiciaire.

La jeune femme, âgée de 18 ans, avait été interpellée vendredi soir et l’ami, un jeune homme de 17 ans, dans la nuit de vendredi à samedi. Les enquêteurs cherchent à déterminer les raisons du passage à l’acte de l’assaillant djihadiste et à trouver d’éventuelles complicités.

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Une source proche de l’enquête a précisé à l’AFP que tous deux répondaient aux questions des enquêteurs pendant ces gardes à vue et que la jeune femme « manifeste des signes de radicalisation ».

Arnaud Beltrame a reçu une blessure « gravissime » par arme blanche

Dans les enquêtes antiterroristes, les gardes à vue peuvent être prolongées jusqu’à 96 heures, et jusqu’à 144 heures dans les cas exceptionnels. La source judiciaire a par ailleurs indiqué que l’autopsie du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, mort après s’être livré à Radouane Lakdim pour sauver une otage du supermarché de Trèbes, avait mis en évidence des lésions par balles non létales et « révélé une plaie gravissime de la trachée et du larynx par arme blanche ».

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Lors de son équipée meurtrière, Radouane Lakdim, un Français d’origine marocaine de 25 ans, était muni d’une arme à feu, d’un couteau de chasse et de trois engins explosifs de confection artisanale.

Les enquêteurs ont retrouvé les trois engins explosifs répartis « en divers points » du supermarché de Trèbes. Ils contenaient de la poudre et des éléments de cartouches, a également souligné la source proche de l’enquête.