Attaques terroristes dans l'Aude: Une proche de l'assaillant a été placée en garde à vue

TERRORISME François Molins, le Procureur de Paris a dévoilé vendredi soir que la femme qui partageait la vie de Redouane Ladkim avait été placée en garde à vue…

O. G. avec AFP

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Le procureur de la République de Paris, François Molins, s'exprime sur les attaques terroristes de l'Aude.
Le procureur de la République de Paris, François Molins, s'exprime sur les attaques terroristes de l'Aude. — Béatrice Colin / 20 Minutes
  • Redouane Ladkim a tiré sur des CRS vendredi matin, blessant l'un d'eux à l'épaule. 
  • A 11h15, il est arrivé dans le supermarché Super U de Trèbes où il a retenu plusieurs personnes en otages. Deux otages sont morts. L'assaillant a été abattu lors de l'assaut du GIGN à 14h20.
  • La femme qui partageait sa vie a été placée en garde à vue vendredi soir.

L’assaillant est décédé, mais il reste de nombreuses questions. Notamment celle d’éventuelles complicités pour ces trois attaques terroristes à Carcassonne et Trèbes, qui ont fait au moins trois morts. « De nombreuses investigations sont en cours pour déterminer la provenance de l’arme, comment il se l’est procurée et d’éventuelles complicités », a souligné le procureur de Paris dans un point presse vendredi soir. Il a annoncé qu’une proche de l’assaillant a été placée en garde à vue.

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Cette personne est une « proche qui partageait (la) vie » de Redouane Ladkim, un homme de 25 ans suivi par les services de renseignements qui a été abattu dans l’assaut du GIGN, a indiqué le procureur depuis le tribunal de Carcassonne où il tenait une conférence de presse. Elle a été placée en garde à vue pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle ».

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Quel profil de l’assaillant ?

Redouane Lakdim était connu pour des faits de droit commun. Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, il a été condamné à un mois de prison avec sursis en 2011 pour « port d’arme prohibé » et à un mois de prison en 2015 pour « usage de stupéfiants ». Peine qu’il a effectué en 2016.

Il était également fiché « S » depuis 2014 en raison de sa radicalisation et de son appartenance à la mouvance salafiste. En 2016 et 2017, il fait l’objet d’une surveillance rapprochée qui « n’a pas permis de mettre en évidence aucun signe de précurseur de passage à l’acte terroriste ». L’attaque terroriste a été revendiquée par Daesh vendredi.