Deux dirigeants du casino Partouche de Cannes mis en examen pour abus de biens sociaux

FAITS DIVERS Le président et le directeur général du « 3-14 » ont été placés sous contrôle judiciaire...

20 Minutes avec AFP

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Un tournoi de poker dans un cercle de jeux le 13 juin 2006 à Paris
Un tournoi de poker dans un cercle de jeux le 13 juin 2006 à Paris — Olivier Laban-Mattei AFP

Deux dirigeants du casino Partouche de Cannes ont été mis en examen dans la nuit de lundi à ce mardi pour abus de biens sociaux, dans une affaire impliquant des dissimulations de mises de poker, a-t-on appris auprès du parquet.

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Le président et le directeur général du « 3.14 » ont été placés sous contrôle judiciaire, assorti d’une interdiction de diriger ou de gérer l’établissement de jeux, et devront verser une caution de 30.000 euros, a annoncé le procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux. Deux joueurs ont été mis en examen pour complicité et recel, et deux autres personnes sont ressorties libres à l’issue de leur garde à vue.

Le groupe Partouche assure être « en conformité avec la loi »

L’enquête, menée par des policiers spécialisés du service central des courses et des jeux, est centrée, selon une source proche du dossier, sur un système de sous-déclaration des mises jouées lors de parties de poker. Ce système occulte aurait été organisé depuis au moins un an et demi, avec des montants déclarés parfois 20 fois inférieurs à celui réellement joué, et un mécanisme de commissions touchées par les dirigeants.

Le groupe, dont le cours de Bourse a dévissé de 15 % lundi après l’annonce des gardes à vue, a assuré mardi, avant l’ouverture des marchés, être « en conformité avec la loi et tout particulièrement en matière de réglementation des jeux et de lutte contre le blanchiment ».

« Au préjudice du seul casino de Cannes »

La société, se disant « affectée par un battage médiatique sans commune mesure avec les premiers résultats de la procédure », a aussi souligné que les faits « auraient été commis au préjudice du seul casino de Cannes ».

Lundi, dans un communiqué, le groupe Partouche a expliqué qu’il allait « se constituer partie civile pour préserver ses droits, sachant qu’il n’a aucune connaissance à l’heure actuelle des faits allégués »