Nantes: Après l'expulsion des migrants, la présidence de l'université vandalisée

DEGRADATIONS Le bâtiment, situé en centre-ville, a été tagué et recouvert de peinture orange...

Julie Urbach

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La présidence de l'université de Nantes a été dégradée dans la nuit de mercredi à jeudi
La présidence de l'université de Nantes a été dégradée dans la nuit de mercredi à jeudi — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Le bâtiment de la présidence de l'université de Nantes a été dégradé dans la nuit de mercredi à jeudi.
  • Un incident qui intervient au lendemain de l'expulsion des migrants qui occupaient une partie du campus du Tertre.

La façade a été découverte, ce matin, en grande partie dégradée. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la présidence de l'université de Nantes a été vandalisée à l’aide de peinture orange. L’entrée principale du bâtiment, situé en centre-ville près du CHU, a été entièrement recouverte de couleur. Le mot « expulseurs » a également été tagué sur le mur. Un camion de Nantes métropole est sur les lieux depuis ce matin pour procéder au nettoyage.

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Cet incident intervient au lendemain de l’expulsion d'une centaine de migrants, qui occupaient des locaux de l’université depuis quatre mois. Si l’évacuation s’est déroulée dans un calme relatif, elle a suscité de nombreuses réactions indignées. La Ligue des droits de l’homme, qui juge cette expulsion « intolérable », dénonce le fait que « l’Etat ne remplit pas son obligation de fournir un hébergement à toute personne sans abri » Une manifestation réunissant environ 150 personnes s’est déroulée mercredi soir devant la préfecture afin de demander des solutions de relogement.

« Durcissement du mouvement »

Dans un communiqué, le président de l’université a expliqué que l’occupation n’était plus possible en raison « du durcissement d'un mouvement à plusieurs visages », « une confusion des luttes », ou des « entrées par effraction dans les locaux techniques ». Selon Olivier Laboux, la sécurité sur le campus n’était plus assurée après des « menaces, intimidations physiques sur des personnels et des dégradations ». Les cours avaient été suspendus à plusieurs reprises ces dernières semaines.

Il assure cependant que 15 migrants ont été inscrits à l’université et reçoivent le soutien du CROUS. « La situation était trop dégradée et j’ai pris mes responsabilités. Je souhaite que les acteurs compétents puissent assumer les leurs et agir », écrit-il.

La présidence de l'université de Nantes a été dégradée dans la nuit de mercredi à jeudi
La présidence de l'université de Nantes a été dégradée dans la nuit de mercredi à jeudi - J. Urbach/ 20 Minutes