Aveux de Fourniret: Les fouilles effectuées dans l’enquête sur la disparition de Marie-Angèle Domece «n’ont rien donné»

ENQUETE Les recherches étaient menées par des gendarmes de la section de recherches de Dijon, et la police judiciaire de Versailles…

20 Minutes avec AFP
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Le tueur en série Michel Fourniret quitte Charleville-Mézieres, la 13 mai 2008.
Le tueur en série Michel Fourniret quitte Charleville-Mézieres, la 13 mai 2008. — AFP

Les fouilles débuté mercredi matin dans l’Yonne dans l'enquête sur la disparition en 1988 de Marie-Angèle Domece, dont le tueur en série Michel Fourniret a récemment avoué le meurtre, «n'ont rien donné», ont déclaré des sources proches de l'enquête.

Vers 15h, les gendarmes de la section de recherches de Dijon ont quitté les lieux de la fouille, une parcelle de quelques mètres carrés à Saint-Cyr-les-Colons, près d'Auxerre.

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Les recherches étaient menées par des gendarmes de la section de recherches de Dijon qui agissent sur commission rogatoire du parquet de Dijon. La police judiciaire de Versailles, en charge de l’enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin, a été conviée en observateur.

Michel Fourniret n’est pas revenu sur ses aveux

Marie-Angèle Domece, handicapée mentale, avait disparu le 8 juillet 1988 dans l’Yonne à l’âge de 19 ans et son corps n’a jamais été retrouvé. Une disparition sur laquelle Michel Fourniret avait été interrogé dès juin 2007 et qui lui a valu une mise en examen pour enlèvement et assassinat le 11 mars 2008. Entendu à nouveau en février par une juge d’instruction parisienne, Michel Fourniret, 75 ans, a «clairement» reconnu l'avoir assassinée, ainsi que Joanna Parrish, une Britannique de 20 ans retrouvée morte et violée le 17 mai 1990 dans l’Yonne.

Depuis, Michel Fourniret a été de nouveau auditionné vendredi par la juge et n’est pas revenu sur ses aveux, selon des sources proches du dossier. L’annonce de ces aveux avait suscité une certaine circonspection au vu de la personnalité complexe du tueur en série, qui avait jusque-là toujours nié son implication et a déjà dérouté la justice par le passé.

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Jugée à ses côtés, son ex-femme, Monique Olivier, avait elle aussi été condamnée à la perpétuité​, pour complicité dans quatre meurtres et un viol en réunion. Elle lui avait un temps attribué les meurtres des deux jeunes femmes de l’Yonne avant de se rétracter. En 2006, le nom du tueur en série était aussi apparu dans l’enquête non élucidée sur Estelle Mouzin, une fillette de 9 ans disparue le 9 janvier 2003 à Guermantes (Seine-et-Marne).