Meurtre d'Alexia Daval: Les aveux de Jonathann vécus comme un «double deuil» par la famille de la victime

FAITS DIVERS « Connaissant Jonathann comme on le connaissait, pour nous c’était impossible », ont confié les parents, la sœur et le beau-frère d’Alexia…

C. Ape.

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Jonathann Daval aux côtés des parents d'Alexia, le 5 novembre 2017
Jonathann Daval aux côtés des parents d'Alexia, le 5 novembre 2017 — Sebastien Bozon / AFP

La famille d’Alexia Daval, dont le mari Jonathann, a avoué le meurtre il y a un mois, ont confié vivre un « double deuil ». Les aveux de Jonathann Daval, qui a reconnu fin janvier avoir assassiné son épouse, ont été vécus comme une « trahison », a expliqué Jean-Pierre Fouillot, le père de la victime, au micro de BFMTV.

« C’est une trahison on ne peut pas appeler ça autrement, on a deux deuils, on a perdu deux êtres qu’on aimait énormément et ça fait mal », reconnaît-il.

« On a toujours fait confiance »

Alors que des rumeurs incriminant leur gendre ont circulé au début de l’année, la famille d’Alexia Daval affirme avoir été « hors les rumeurs ». « On n’a pas tous les réseaux sociaux modernes, nous à part travailler, nous on n’écoute pas ce genre de choses, ni quoi que ce soit, nous on était hors du temps et on a toujours fait confiance », a expliqué Isabelle Fouillot, la maman d’Alexia. Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, mais aussi Stéphanie et Grégory Gay, sœur et beau-frère d’Alexia Daval, soulignent n’avoir « jamais douté » de Jonathann.

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Le « premier suspect dans ce genre d’événements c’est toujours le mari », avance le beau-frère d’Alexia, pour qui les rumeurs étaient même « normales ».

La famille vit un deuxième deuil

« Connaissant Jonathann comme on le connaissait, pour nous c’était impossible, impossible avec tout ce qu’il s’est passé entre nous, vivre comme on vivait tous ensemble, à aucun moment on n’a eu un doute », réaffirme Jean-Pierre Fouillot.

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Revenant sur les trois mois durant lesquels Jonathann a gardé le silence, Grégory Gay rapporte qu'« il était toujours présent, il faisait des témoignages d’affection envers Jean-Pierre et Isabelle, c’était impressionnant », souligne Grégory Gay.

Ces aveux ont donc été perçus comme « un deuxième coup de bâton derrière la tête », selon Isabelle Fouillot. « C’est le même mécanisme [que suite au décès d’Alexia], d’abord on n’y croit pas, c’est de la stupéfaction, c’est pas possible, il faut du temps pour comprendre et assimiler », confie Stéphanie, la sœur d’Alexia.