VIDEO. Affaire Seznec: Les fouilles terminées, d'autres fragments d'os retrouvés

ENQUETE La première analyse a démontré que l’os était d’origine animale…

C.A. avec AFP

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L'ex-maison Seznec, à Morlaix, où des fouilles ont été menées en février et mars 2018.
L'ex-maison Seznec, à Morlaix, où des fouilles ont été menées en février et mars 2018. — Fred Tanneau / AFP
  • Les fouilles menées dans l'ancienne maison de la famille Seznec ont été stoppées.
  • Elles visaient à éclaircir les circonstances du meurtre de Pierre Quémeneur en 1923 à Morlaix.
  • Des os ont été trouvés, mais certains sont d'origine animale.

Seznec, suite et fin, avant le prochain épisode. Samedi soir, les fouilles de l’ancienne maison de la famille Seznec ont pris fin à Morlaix (Finistère). Une quinzaine de nouveaux fragments d’os ont été retrouvés mais devront être analysés pour déterminer leur origine.

Cette semaine, la découverte d’un os pouvait laisser penser qu’il s’agissait du corps de Pierre Quémeneur, conseiller général du Finistère, disparu en 1923. En 1924, Guillaume Seznec avait été condamné au bagne à perpétuité pour ce meurtre. Sans preuve ni aveu.

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C’est pour tenter de retrouver le corps du conseiller général que des fouilles privées ont été menées. Mais les morceaux d’os retrouvés se sont avérés être d’origine animale. Les fouilles entreprises dans l’ancienne demeure des Seznec étaient motivées par la révélation, dans un ouvrage de Denis Langlois, paru en 2015, l’un des anciens avocats de la famille, du témoignage inédit d’un des enfants du couple Seznec, âgé de 11 ans au moment des faits. Il aurait été enregistré en 1978 par l’un de ses neveux.

En mai 1923, « Petit Guillaume » raconte avoir entendu sa mère repousser les avances d’un certain « Pierre », puis avoir vu Quémeneur par terre et sa mère debout devant lui. « Je crois qu’elle a dû se défendre et le frapper à la tête », racontait-il, selon le récit qu’en a fait Denis Langlois dans Pour en finir avec l’affaire Seznec.

«Il fallait le faire, on l'a fait»

Pour Bertrand Vilain, « le but était de vérifier le témoignage de petit Guillaume. On n’a pas retrouvé le squelette de Quémeneur, mais cela ne veut pas dire que le témoignage est faux », a-t-il déclaré à l’issue des fouilles. « Il fallait le faire, on l’a fait », estime Bertrand Vilain pour qui l’élu aurait été tué involontairement par l’épouse du condamné après qu’il lui avait fait des avances.