Narbonne: Quatre ans après la disparition d'un raver, une enquête est ouverte pour meurtre

FAITS DIVERS La découverte récente de son crâne dans une canalisation d’eau pluviale permet d’exclure la thèse du suicide du jeune homme, originaire de la région d’Antibes…

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une rave-party.
Illustration d'une rave-party. — Maisonneuve / SIPA

Une information judiciaire a été ouverte à Narbonne après la découverte dans une canalisation du crâne d’un jeune homme, disparu en octobre 2014 après une rave party dans les Corbières, a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

« Une enquête pour meurtre » été confiée à un juge d’instruction de Narbonne le 14 décembre dernier, a indiqué le procureur de la République de Narbonne, David Charmatz, soulignant que la découverte d’ossements dans une canalisation d’eau pluviale d’un quartier périphérique de la cité audoise permettait d’exclure un suicide.

Comme le révèle le quotidien régional L'Indépendant, le crâne du jeune homme de 20 ans a été découvert fortuitement en juin lors d’une intervention dans une canalisation d’eaux pluviales.

Ses parents prévenus en décembre

Des investigations plus poussées « à l’aide d’un robot » ont permis de retrouver d’autres ossements dans la canalisation dont une mâchoire inférieure. Un odontologue de l’institut médicolégal de Montpellier a ainsi pu formellement identifier le jeune homme à l’aide de son dossier dentaire.

Ses parents, un couple de la région d’Antibes (Alpes Maritimes), avaient alerté la police inquiets de ne pas avoir de nouvelles de leur fils qui avait participé à une rave party dans les Corbières, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Narbonne. Une première enquête pour disparition inquiétante avait été alors ouverte par le parquet de Grasse.

David Charmatz a précisé qu’il avait reçu, fin décembre, les parents pour leur confirmer la découverte du crâne et des ossements et leur indiquer « quelles suites judiciaires seraient données ».

L’enquête menée par le SRPJ de Perpignan s’oriente dans un premier temps sur « l’entourage du jeune homme au moment de sa disparition », a-t-on précisé.