Gironde: «Etre agressé, et être mis en examen… Bienvenue en France…», tacle Pierre-Ambroise Bosse

FAITS DIVERS Le champion du monde du 800m est poursuivi « pour violences volontaires avec usage ou menace d’une arme » après une altercation l’été dernier…

C.C.

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Pierre-Ambroise Bosse souffre de plusieurs fractures au visage.
Pierre-Ambroise Bosse souffre de plusieurs fractures au visage. — Jewel SAMAD

Pierre-Ambroise Bosse espérait un retour en France plus calme. Après deux mois d’entraînement à l’autre bout du monde (Australie et Nouvelle-Zélande), l’athlète girondin a appris sa mise en examen en ce début de semaine après son altercation avec un homme sur le parking du casino de Gujan-Mestras sur le Bassin d’Arcachon, en août dernier.

Une décision de justice que le champion du monde a du mal à comprendre : « Être agressé, et être mis en examen… Bienvenue en France. On comptera les points à la fin, je ne suis pas inquiet », déclare-t-il à L'Equipe. Il ajoute sur son compte Twitter qu’il « a hâte que cela se termine ! »

Son agent regrette la médiatisation de cette affaire

Le 26 août 2017 vers 4h du matin, une violente bagarre a éclaté entre Pierre-Ambroise Bosse et un jeune homme après une soirée alcoolisée. Le premier aurait jeté une canette en verre sur le second qui a alors frappé à plusieurs reprises le champion du monde au visage et au corps (8 jours d’ITT).

L’avocat du médaillé d’or rappelle qu’une « mise en examen n’est pas un jugement de culpabilité. On attend le renvoi devant le tribunal correctionnel qui confirmera qu’il n’y a pas eu deux victimes mais une seule. » Son agent regrette surtout que cette affaire soit médiatisée et « note qu’au final il y en a un qui s’est fait défoncer et pas l’autre. Point barre. »

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La partie adverse ne nie pas les faits mais veut aussi mettre en avant la part de responsabilité de Pierre-Ambroise Bosse dans cette affaire. « Ce sera au tribunal de juger si un jet de canette justifie un coup de poing ou deux », affirme maître Arnaud Dupin.

Il dénonce aussi « la présentation erronée des faits » et « l’orchestration médiatique » du clan Bosse.