Gard : Antoine a disparu depuis deux ans, la mobilisation continue pour retrouver sa trace

DISPARITION Parti de son domicile familial, le jeune homme a disparu le 1er mars 2016, à Clarensac...

Nicolas Bonzom

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Environ 200 personnes ont procédé à un lâcher de ballons à l'appel du Collectif Antoine, mobilisé depuis 6 mois pour retrouver le jeune homme disparu à Clarensac, dans le Gard
Environ 200 personnes ont procédé à un lâcher de ballons à l'appel du Collectif Antoine, mobilisé depuis 6 mois pour retrouver le jeune homme disparu à Clarensac, dans le Gard — Collectif Antoine
  • Le jeune homme, 16 ans quand il a disparu, a quitté son domicile il y a deux ans.
  • Depuis, aucun indice n’a permis de se lancer sur ses traces.
  • La mobilisation des bénévoles du collectif Antoine continue.

Voilà deux ans qu’Antoine n’a plus donné signe de vie. Cet adolescent sans histoire, plutôt réservé, timide et casanier, âgé de 16 ans quand il a disparu, a quitté son domicile familial, à Clarensac, dans le Gard,​ le 1er mars 2016. Depuis, personne ne sait où il se trouve, ni ce qui lui est arrivé. Parti sans argent ni papiers d’identité, un jour de vacances d’hiver comme les autres, le jeune homme a dit à ses proches qu’il allait « revenir ».

Il passe par un bureau de tabac, dans son village. Puis, plus rien. L’enquête, elle, piétine. Depuis deux ans, aucune piste, ni même l’ombre d’un indice, n’ont permis aux gendarmes de se lancer sur la trace du jeune Gardois. Il y a la piste Nordahl Lelandais, explorée depuis quelques semaines par les enquêteurs, comme pour d’autres cas de disparitions inexpliquées en France. Mais pour l’instant, rien n’a filtré, à ce sujet.

« Il faut que son visage soit vu le plus possible, partout »

Deux ans après sa disparition, les parents du jeune homme ne souhaitent pas se confier à la presse, seuls les bénévoles, qui animent le collectif Antoine, acceptent d’évoquer leur mobilisation, d’une ampleur nationale. Et de tous les instants. « L’objectif, c’est la diffusion en masse du visage d’Antoine, il faut qu’il soit vu le plus possible partout, pour recueillir d’éventuels témoignages », souligne Sophie, l’une des membres du collectif.

Pour que les appels à témoins circulent, tous les supports sont bons à prendre : les sucettes partout en France, les petites affiches dans les commerces, les camions, les autocollants sur le pare-brise arrière des voitures. Dimanche (11h30), à Clarensac, les bénévoles organisent un rassemblement, avec un lâcher de ballons. « Pour montrer qu’on ne l’oublie pas », reprend Sophie. Avec le collectif qui s’active pour retrouver Lucas, un autre adolescent du Gard, disparu à Bagnols-sur-Cèze le 18 mars 2015, on s’entraide. « Ils ont nos affiches, nos banderoles, on a les leurs, évidemment », reprend la bénévole. Même si, souligne-t-elle, « il n’y a aucun lien entre les deux disparitions ».