«Oui, j’ai volé l’argent, il y en avait plein», le SDF qui avait dérobé 500.000 euros à l’aéroport de Roissy a été interpellé

FAITS DIVERS Mi-décembre, ce sans-abri avait ouvert une porte menant à un sas sécurisé d’une société de transport de fonds dans l’aéroport de Roissy. Là, se trouvaient plusieurs sacs remplis de billets avec lesquels il est reparti…

F.H. avec AFP

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Un SDF. (Illustration)
Un SDF. (Illustration) — VINCENT WARTNER / 20 Minutes

Où sont passés les 500.000 euros ? Le SDF qui avait trouvé « par hasard » ce butin à l’aéroport de Roissy, mi-décembre, et était reparti avec a été retrouvé. Mais l’argent non ! L’homme d’une cinquantaine d’années a été présenté ce jeudi à un juge d’instruction en vue de sa mise en examen.

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Après le hasard, c’est de « manière fortuite » lors d’un banal contrôle d’identité dans la nuit de mardi à mercredi dans un foyer de Seine-Saint-Denis que l’homme a été interpellé par la police, a expliqué à l’AFP une source proche du dossier. Le SDF « n’avait rien sur lui ».

Le SDF affirme s’être fait voler la « plus grande partie » de l’argent

Le 8 décembre, alors qu’il fouillait les poubelles de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, il avait ouvert une porte menant à un sas sécurisé de la société de transport de fonds Loomis, où se trouvaient plusieurs sacs remplis de billets. Il était reparti avec deux sacs pleins, pour un montant évalué à 496.000 euros.

« Oui, j’ai volé l’argent, il y en avait plein », a-t-il reconnu en garde à vue, selon la source. Il affirme aussi s’être fait voler la « plus grande partie » de la somme quelques jours seulement après les faits.

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Il dit avoir été enlevé, conduit « hors de la région parisienne » et « sérieusement frappé » pour révéler l’endroit où il avait caché l’argent. Il refuse de donner le moindre détail sur ses ravisseurs, a poursuivi cette source.

Après les faits, les enquêteurs avaient rapidement écarté la piste d’un coup monté, avec des complicités internes, privilégiant celle du coup de chance. Le parquet de Bobigny a requis son placement en détention provisoire et ouvert une information judiciaire pour vol aggravé par deux circonstances : le fait qu’il ait été commis dans un aéroport et dans un lieu destiné à l’entrepôt de fonds.