Bobigny: Une adjointe de sécurité et un militaire soupçonnés d'avoir volé deux armes de police

FAITS DIVERS La jeune femme de 20 ans a été mise en examen et placée en détention provisoire…

C.P.

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Une adjointe de sécurité est soupçonnée d'avoir volé deux armes...
Une adjointe de sécurité est soupçonnée d'avoir volé deux armes... — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Une jeune adjointe de sécurité de 20 ans a été mise en examen et écrouée vendredi, soupçonnée d’avoir participé au vol de deux armes au sein même de la direction territoriale de Seine-Saint-Denis, rapporte ce mardi Le Parisien. Trois autres personnes, dont un militaire, ont également été placées en détention provisoire dans cette affaire.

Le vol de ces deux pistolets automatiques Sig Sauer, calibre 9 mm, a eu lieu en août 2017. Rapidement les soupçons se sont portés sur la jeune fonctionnaire, à l’accueil du siège départemental de la police de Bobigny. Le soir du vol, la jeune femme s’est fait remarquer par une absence momentanée. Par ailleurs, avant même les faits, son comportement avait intrigué ses collègues, la soupçonnant de s’être radicalisée, rapporte le quotidien.

Un militaire blessé à la jambe

En novembre dernier, l’affaire a pris un nouveau tournant lorsqu’un militaire est retrouvé blessé d’une balle à la jambe, dans le département voisin de Seine-et-Marne. L’arme utilisée est similaire, un 9 mm également. Et si la victime affirme s’être fait tirer dessus par « un homme cagoulé », les enquêteurs ont rapidement un doute sur la véracité de son récit. D’autant qu’ils découvrent que parmi ses visiteurs à l’hôpital, plusieurs personnes appartiennent à l’entourage de la jeune fonctionnaire.

Après plusieurs semaines d’enquête, six personnes ont été placées en garde à vue la semaine dernière et cinq d’entre eux ont été mis en examen pour « vol en bande organisée par personne dépositaire de l’autorité publique, association de malfaiteurs et recel ». Un d’entre eux a été laissé libre sous contrôle judiciaire. Un des pistolets a été retrouvé, grâce aux déclarations d’un des mis en cause, le second reste introuvable.