Toulouse: Quatre hommes sous les verrous après la fusillade mortelle du Mirail

JUSTICE Quatre personnes ont été mises en examen et placées en détention dans l’enquête sur la fusillade mortelle survenue en juillet dans le quartier de La Reynerie à Toulouse. Le tireur s’était dissimulé sous une burqa…

H.M. avec AFP

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Dans une prison, près de Toulouse, le 21 avril 2006.
Dans une prison, près de Toulouse, le 21 avril 2006. — BORDAS/SIPA

Les enquêteurs n’ont pas encore confirmé que le tireur à la burqa, qui cachait sa Kalachnikov dans une poussette, fait partie du coup de filet. Six mois après la fusillade qui a fait un mort et sept blessés dans le quartier de Reynerie, à Toulouse, quatre personnes viennent d’être mises en examen et écrouées.

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Ce règlement de comptes a eu lieu le 3 juillet 2017 en début de soirée, alors que de nombreux habitants prenaient l’air. L’affaire a marqué en raison du mode opératoire singulier : le tireur principal s’est présenté déguisé en femme, marchant en « couple » avec un complice, et promenant une poussette d’enfant.

Un casier judiciaire long comme le bras

Le tueur visait Djamel Tarhi, un père de famille de 27 ans, connu des services de police. Il a été abattu de plusieurs balles après avoir tenté de fuir. Au moins trente rafales d’arme automatique ont été tirées. Parmi les sept blessés de cette scène de guerre en pleine rue, un sexagénaire, totalement étranger à l’affaire, est toujours paralysé.

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Les enquêteurs de la police judiciaire ont interpellé huit personnes en tout, à Toulouse et Lyon, la semaine dernière. Les quatre premiers protagonistes ont été mis en examen pour assassinat et tentative d’assassinats en bande organisée et association de malfaiteurs. L’un des principaux mis en cause, âgé de 25 ans, a déjà une vingtaine de condamnations liées à du trafic de stupéfiants dans son casier.

Trois autres personnes, interpellées à Lyon, devraient être à leur tour déférées devant un magistrat « dans la semaine ».