Savoie: Jugé en appel pour le meurtre de l'amant de sa femme

Meurtre José Evangelista, condamné à 20 ans de prison en 2016 pour ce meurtre, sera de nouveau jugé en appel dès mardi devant les assises de Savoie…

D. M.

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Une salle d'audience (Illustration).
Une salle d'audience (Illustration). — Vincent Loison/SIPA

José Evangelista, 51 ans, va comparaître en appel dès mardi devant la Cour d’assises de Savoie. Condamné à 20 ans de prison en 2016 pour le meurtre de Jean-Luc Thiebaut, l’amant de sa femme, cet homme risque la réclusion criminelle à perpétuité. Un meurtre intervenu dans un contexte de rivalité amoureuse, dans le petit village de la Tour en Haute-Savoie.

Tout commence le 27 mai 2014. Dernier jour où Jean-Luc Thiebaut a donné signe de vie. L’alerte a été lancée par des voisins inquiets de voir la camionnette de ce dernier, toujours stationnée au même endroit des jours durant. Trop étrange pour un homme décrit comme étant un « gros travailleur ». Le 8 juin, les gendarmes déclarent sa disparition et décident de fouiller son domicile.

Une disparition inquiétante

Dès l’entrée dans la maison, le temps semble s’être figé. Le calendrier n’a pas été mis à jour depuis le 27 mai, de la nourriture en décomposition traine dans la cuisine et une bouteille de vin est brisée sur le sol. Une scène qui laisse à penser que le train-train du charpentier de formation a brusquement été interrompu.

L’enquête se poursuit et les voisins racontent qu’une femme a été aperçue sortant du garage de Jean-Luc Thiebaut le 7 juin. Les gendarmes ne tardent pas à l’identifier. Il s’agit de Fabienne Evangelista, qui n’est autre que l’amante de l’artisan charpentier. Inquiète de ne plus avoir de nouvelle, elle explique que son mari, José Evangelista, est très jaloux et pourrait être impliqué dans la disparition de son amant.

Des messages envoyés après la disparition de Jean-Luc Thiebaut

Les enquêteurs font alors le lien avec des éléments troublants découverts le 28 mai, alors que Jean-Luc Thiebaut n’était pas encore porté disparu. Ce jour-là, une tache de sang et des débris de verre avaient été découverts sur le parking d’une usine. Le lendemain, une voiture avait été retrouvée à Vernier, en Suisse, sans plaque d’immatriculation, avec une vitre cassée et des traces de sang. Après vérification, les enquêteurs confirment que le véhicule est bien celui de l’homme porté disparu.

Le 30 juin 2014, après des jours de recherches, le cadavre de Jean-Luc Thiebaut est finalement retrouvé dans un trou. L’homme a été tué par balle et son corps, caché à proximité de la maison des Evangelista.

L'homme nie les faits

Fait troublant, le portable du mort a continué de transmettre des messages à destination du téléphone de Fabienne après le 27 mai, demandant à la maîtresse de choisir entre lui et son mari. Grâce à la traçabilité des mobiles, les gendarmes ont découvert que les cellulaires de Jean-Luc Thiebaut et de José Evangelista bornaient aux mêmes heures et aux mêmes endroits jusqu’au 10 juin, date à laquelle l’époux trompé avait été interpellé.

Face aux enquêteurs, le quinquagénaire a nié les faits et n’a admis qu’une seule fois avoir « planté Jean-Luc Thiebaut accidentellement », avant de clamer de nouveau son innocence.