Ille-et-Vilaine: Les cambriolages, le point noir de la délinquance

SECURITE Les faits ont augmenté de plus de 10 % l’an dernier dans le département...

Jérôme Gicquel

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Illustration d'un cambriolage.
Illustration d'un cambriolage. — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

Avec 38.507 faits de délinquance enregistrés en Ille-et-Vilaine, les policiers et les gendarmes n’ont pas chômé l’an dernier. Le département reste pourtant plutôt sûr par rapport à la moyenne nationale avec 24,37 faits de délinquance pour 1.000 habitants, contre 32 en moyenne dans le reste de la France.

Des bandes originaires des pays de l’Est sévissent

Le point noir concerne la hausse assez significative du nombre de cambriolages l’an dernier dans le département (+10,4 %), notamment en zone gendarmerie. « L’activité a été très importante sur la deuxième partie de l’année un peu partout dans le département, notamment dans la périphérie rennaise et à Saint-Malo », confirme le colonel François-Xavier Lesueur, commandant du groupement de gendarmerie d’Ille-et-Vilaine.

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Comme partout en France, le département doit faire face à des bandes de cambrioleurs des pays de l’Est particulièrement bien organisées. « Certaines peuvent venir de la région parisienne et opèrent de manière très rapide », poursuit le colonel. En Ille-et-Vilaine, ces bandes de cambrioleurs se sont notamment illustrées par des vols de pots catalytiques ou de chaudières et d’équipements électriques sur des chantiers.

Du mieux dans le centre-ville de Rennes

En progression dans le département, les cambriolages sont par contre en recul à Rennes avec une baisse de 7,81 % des faits enregistrés l’an dernier. Gros point noir les années passées, les vols à la tire sont également en forte baisse (-28,47 %). Particulièrement impliqués dans ces faits, les mineurs étrangers isolés continuent toujours de sévir, même si la situation s’est améliorée dans le centre-ville de Rennes, notamment dans le secteur de République.

Le préfet d’Ille-et-Vilaine Christophe Mirmand voit dans cette baisse des délits la conséquence d’une « plus grande sévérité de la justice ». En 2017, 124 mineurs ont ainsi été condamnés dans le département, dont 47 à des peines de prison ferme.