Nîmes: Soupçonnés d’avoir commis une centaine de cambriolages pour se payer du crack

FAITS DIVERS Les deux hommes de 24 et 32 ans, accros à la cocaïne et au crack, avaient besoin de 300 à 500 euros par jour pour satisfaire leur consommation de drogue...

C.Po.

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Le cambriolage a mal tourné pour le voleur. Illustration.
Le cambriolage a mal tourné pour le voleur. Illustration. — Closon / Isopix / Sipa

« C’est probablement l’une des plus grosses affaires de cambriolages de ces dix dernières années », se félicite le chef de la sûreté départemental du Gard, Emmanuel Dumas. Deux hommes de 24 et 32 ans ont été mis en examen et écroués mercredi à Nîmes, soupçonnés d’avoir commis 105 cambriolages dans la capitale du Gard. Une information judiciaire pour vol par effraction en réunion a été ouverte.

À partir du printemps 2017, les policiers nîmois constatent une hausse des cambriolages, principalement dans deux quartiers jouxtant le centre-ville, Jean-Jaurès et République. Les malfrats visent les maisons et les appartements – dérobant généralement les bijoux, le numéraire ou de la hi-fi – mais également des commerces de quartier, environ un tiers des vols. « À partir du mois de décembre, on a constaté une nouvelle accélération, avec parfois deux à trois vols ou tentatives par jour », précise le chef de la sûreté départemental. Le préjudice est évalué à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

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Accro au crack et à la cocaïne

Le témoignage de quelques victimes de tentative de cambriolage, les images de vidéosurveillance et des surveillances physiques permettent au « groupe cambriolage » de la sûreté d’identifier deux suspects, « semi-marginaux » et gros consommateurs de drogue, notamment de cocaïne et de crack. « Leur consommation de cocaïne était d’environ trois à cinq grammes par jour, soit 300 à 500 euros », précise Emmanuel Dumas. Tous deux sont connus de la justice pour des affaires de stupéfiants, l’un également pour des vols.

Le plus jeune des deux a été interpellé lundi soir en flagrant délit par la BAC de Nîmes, le second, le lendemain matin à son domicile. Lors de la perquisition, des téléviseurs, du matériel hi-fi, des bijoux sans valeur et des caisses enregistreuses ont été retrouvés. En garde à vue, l’homme de 24 ans a reconnu les faits. « Selon lui, le nombre de cambriolages est largement sous-estimé », assure le chef de la sûreté départemental. Son complice a nié les faits. « En 2017, le nombre de cambriolages a augmenté de 18 % sur toute l’agglomération, on estime qu’ils ont contribué à cette augmentation à hauteur de 50 ou 75 %. »