Meurtre d'Alexia Daval: Jonathann est «un monstre qui s’est nourri de notre chagrin», affirme le cousin de la victime

FAITS DIVERS « Le décrire aujourd’hui comme quelqu’un de faible, de dominé, c’est inacceptable », estime Thibault…

C. Ape.

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Thibault, le cousin d'Alexia Daval
Thibault, le cousin d'Alexia Daval — RMC/BFMTV

« C’est un monstre. » C’est en ces termes que Thibault, le cousin d’Alexia Daval, parle de Jonathann, qui a avoué mardi avoir tué son épouse retrouvée morte dans un bois en Haute-Saône.

Tandis que les beaux-parents de Jonathann, « sidérés », veulent comprendre, sans accabler, Thibault, lui, se dit trahi. « Il n’avait pas un comportement d’être humain depuis les faits, explique-t-il au micro de RMC. Il n’a jamais exprimé le moindre mot pour ma cousine lors de ces trois mois. »

La famille d’Alexia Daval « était en permanence avec lui, à le soutenir. Ce monstre a passé le 24 décembre au milieu de nous tous alors qu’il savait tout », se désole Thibault.

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« Le décrire comme quelqu’un de faible, de dominé, c’est inacceptable »

Pour le jeune homme de 29 ans, « décrire aujourd’hui [Jonathann] comme quelqu’un de faible, de dominé, c’est inacceptable. Il a fait preuve d’une force de caractère inhumaine pour tuer ma cousine et pour dissimuler son crime. Il a été au milieu de tous nos cris de douleur, sans jamais nous avouer la vérité. Il s’est nourri de notre peine, de notre chagrin. L’amour qu’on lui a porté a été inconditionnel et il a tout trahi. »

Me Ornella Spatafora et Me Randall Schwerdorffer ont en effet affirmé que leur client avait tué l’employée de banque « par accident », qu’il « ne voulait pas », et qu’il était la cible de « violences verbales » de la part de sa femme qui, « en période de crise, pouvait avoir des accès de violence extrêmement importants ».

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La famille de Jonathann Daval parle de « faits impardonnables »

De son côté, la famille de Jonathann Daval parle de « faits impardonnables ». « Alexia faisait partie de notre famille. C’est très dur pour nous aussi. J’ai pris un coup, je ne m’y attendais pas. Mais je serai toujours là pour lui, c’est mon fils et je l’aime », explique Martine, la mère de Jonathann.

« Comment ? Pourquoi ? s’interroge Cédric, le frère de Jonathann. Son acte n’est pas pardonnable et laisse deux familles brisées. On aimerait bien comprendre, mais il y a encore beaucoup de zones d’ombre. »

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