«Commando» de l'ultradroite en Bourgogne: A 17 ans, il revendique les attaques au marteau et se rend à la police

ENQUETE Le commando avait revendiqué des attaques au marteau…

20 Minutes avec AFP

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Un enquêteur de la police judiciaire. (Illustration)
Un enquêteur de la police judiciaire. (Illustration) — POLICE NATIONALE/SIPA

Le mystérieux « commando » lié à l’ultradroite ayant revendiqué plusieurs attaques au marteau en Bourgogne et menacé un match de Ligue 1 à Dijon fin 2017 serait en fait un jeune de 17 ans. Il s’est rendu ce lundi à la police, a annoncé le parquet de Chalon-sur-Saône.

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« L’auteur présumé, un mineur de 17 ans, s’est rendu à 10 h 55 aux forces de police. Il s’est présenté au commissariat de Chalon-sur-Saône et a été placé en garde à vue », a en effet indiqué le procureur de la République de Chalon-sur-Saône, Damien Savarzeix.

« Commando de défense du peuple et de la patrie française »

Début novembre, plusieurs attaques ayant causé des blessures légères avaient été revendiquées dans des courriels adressés aux quotidiens régionaux Le Bien public et Le Journal de Saône-et-Loire, au nom d’un groupe d’abord baptisé « commando de défense du peuple et de la patrie française » puis « OAS 26 septembre ».

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Il s’agissait de deux attaques au marteau commises à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) le 15 septembre, dont une au cri d'« Allah Akbar », pour « aiguiller les enquêteurs sur une fausse piste » ; de trois autres survenues à Dijon le 26 septembre et d’une quatrième dans la même ville le lendemain, mais commise cette fois-ci avec un bocal de verre.

Il avait indiqué par courriel qu’il se rendrait ce lundi

Les courriels réclamaient en outre la libération de huit « collègues » de la mouvance d’ultradroite liée au militant Logan Alexandre Nisin​. Le « commando » menaçait, en cas de refus, de « frapper » le match de Ligue 1 Dijon-Troyes du 18 novembre, un ultimatum qui ne s’était pas concrétisé. Il avait également revendiqué le braquage d’une pharmacie de Chalon-sur-Saône pour un butin d’environ 200 euros.

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L’adolescent « a fait la démarche lui-même » et s’est rendu « conformément à un engagement pris par courriel dimanche », a précisé Damien Savarzeix. A ce stade « on est en droit de penser qu’il était le seul auteur » des revendications, mais l’enquête devrait le confirmer. Une conférence de presse est prévue ce mardi en fin de matinée au parquet de Chalon-sur-Saône.