Essonne: Des habitants frappent deux policiers et leur lâchent un pitbull

AGRESSION Cinq personnes ont été placées en garde à vue. Les deux policiers ont écopé de 30 et 21 jours d'interruption totale de travail...

Caroline Politi

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Un chien d'attaque de race pitbull (illustration)
Un chien d'attaque de race pitbull (illustration) — Manoocher Deghati AFP

Trois semaines après l’agression de policiers à Champigny-sur-Marne le soir du Nouvel An, deux autres fonctionnaires rapportent avoir été victimes de violences pendant une opération. Cette fois, la scène se passe aux Tarterêts, une cité difficile de  Corbeil-Essonne. Mercredi, vers 16 heures, la brigade anticriminalité « repère deux jeunes hommes qui se mettent à courir à leur arrivée », précise une source policière à 20 Minutes. Une course-poursuite s’engage alors jusqu’au premier étage d’un immeuble.

Un pitbull « vraisemblablement dressé pour attaquer »

Les deux policiers tentent d’interpeller les deux jeunes hommes, l’un âgé de 27 ans, l’autre de 15 ans, tous deux connus des services de police, selon nos informations, mais ceux-ci refusent de se laisser faire. Les deux fonctionnaires assurent avoir été victimes de multiples coups de pied et poing puis un des voisins de palier aurait entrouvert sa porte et  lâché son pitbull, «vraisemblablement dressé pour attaquer», selon une source policière, sur un des fonctionnaires.

Quasiment au même moment, un des deux jeunes « fuyards », aidé vraisemblablement par ses parents, essaie de traîner l’autre policier vers leur appartement. « Au dernier moment, son collègue a réussi à caler sa jambe dans l’encadrement de la porte pour les empêcher de l’enfermer. » Après l’arrivée des renforts, cinq personnes ont été interpellées : les deux jeunes hommes qui cherchaient à fuir la police, un homme de 39 ans, soupçonné d’être le propriétaire du chien et connu des services de police, un homme de 68 ans et une femme de 60 ans.

Plus de trois semaines d’ITT

Les deux fonctionnaires agressés se sont vus prescrire respectivement 30 et 21 jours d’incapacité totale de travail (ITT). Le premier souffre d’une entorse grave de la cheville et du genou. Le second a également un épanchement au niveau du genou et de multiples traumatismes aux poignets notamment. L’enquête a été confiée à la sécurité publique de l’Essonne.