Bouches-du-Rhône: Poursuivi pour l'agression de sa maîtresse, un curé écope d'un rappel à la loi

FAITS DIVERS La victime est la secrétaire paroissiale, et a subi un traumatisme crânien... 

M.Cei. avec AFP
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Illustration d'une cathédrale.
Illustration d'une cathédrale. —
  • La maîtresse du curé du Rove accuse son amant de l’avoir agressée.
  • Elle souffre d’un traumatisme crânien.
  • Le curé a écopé d’un rappel à la loi.

Poursuivi en justice pour l’agression de sa maîtresse, le curé de la commune du Rove (Bouches-du-Rhône), soutenu par le maire communiste qui accuse la plaignante d’être une « affabulatrice », a écopé d’un rappel à la loi par le parquet d’Aix-en-Provence, selon les documents consultés par l’AFP.

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La plaignante, Laetitia, secrétaire paroissiale, avait porté plainte à la gendarmerie, en juillet 2017, deux mois après avoir subi un traumatisme crânien causé, selon elle, par l’agression par le père Henri, curé de trois communes, Le Rove, Gignac-la-Nerthe, Ensuès-la-Redonne, proches de Marseille.

Le père Henri nie

Le père Henri, selon le témoignage de la plaignante, l’avait agressée dans le presbytère, à propos de documents qu’elle était en train de mettre sous clé, ce qu’il n’aurait pas apprécié. « Il est entré dans une rage folle », la battant et la jetant au sol, a raconté Laetitia aux gendarmes. Des témoins de la scène ont confirmé ses accusations que nie en revanche le père Henri. « Traumatisme crânien, céphalée, contusion du genou droit, choc émotionnel », avait établi le certificat médical de la clinique où l’avaient conduite les pompiers.

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Dans un premier temps, ne cachant pas les liens amoureux qui la liaient au prêtre, Laetitia avait saisi les autorités religieuses pour demander le départ du curé. Elle se plaignait d’être, depuis l’incident, éloignée par l’église de « sa mission au sein des scouts de France » et exclue de la chorale de l’église et du secrétariat paroissial. Elle était même, expliquait-elle, traitée de « putain » par un paroissien.

Un rappel à la loi

L’évêque de Grenoble et l’archevêque d’Aix-en-Provence ont alors ouvert une « enquête canonique » puis décidé d’attendre « la conclusion de l’enquête pénale » pour décider du sort du père Henri, tenu provisoirement éloigné de ses paroisses.

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Le 16 janvier, le parquet d’Aix-en-Provence, dans une lettre consultée par l’AFP, a tranché en sanctionnant le curé par un simple rappel à la loi « confié à un adjoint du procureur de la République ». Etonné qu’aucune enquête judiciaire ne soit ordonnée « malgré la gravité des faits », l’avocat de Laetitia, Me Antoine Casubolo Ferro, a annoncé une plainte au civil afin « de demander réparation du préjudice » causé à sa cliente.