Tribunal de grande instance de Bobigny. (Illustration)
Tribunal de grande instance de Bobigny. (Illustration) — A. GELEBART / 20 MINUTES

JUSTICE

Deux ans après, un militant d'extrême gauche arrêté car soupçonné d'avoir déposé une bombe lors de la COP 21

Deux ans après la COP 21, un militant de Secours Rouge Arabe est soupçonné d’avoir placé une bombe lors de ce sommet international protester contre l’interdiction de manifester…

Cela fait deux ans que l’affaire traîne. Le 8 décembre 2015, un chien de gendarme repère un sac à la gare RER du Bourget, commune où se déroulait la COP 21. Dedans, une bouteille de gaz, une cannette de bière, des clous et des fils scotchés. Un attirail ressemblant fortement à une bombe artisanale. Un habitant de Montrouge dans les  Hauts-de-Seine de 44 ans vient d’être interpellé pour la confection de cet outil, selon une information du Parisien.

Un ADN comme seule preuve

Les policiers de la Sûreté territoriale avaient peu d’éléments pour retrouver le propriétaire du sac, si ce n’est un ADN inconnu relevé sur l’engin. La semaine dernière, la police scientifique d’Ecully (Rhône), où se trouve le fichier national des empreintes génétiques, a trouvé une correspondance avec un militant d’extrême gauche de Secours Rouge Arabe vivant dans les Hauts-de-Seine. Ce dernier avait déjà été condamné en décembre pour une affaire de violence sur dépositaire de l’autorité publique et de dégradation de bien public.

Le quadragénaire interpellé mercredi a expliqué qu’il voulait protester contre l’interdiction de manifester en marge du sommet international. La bombe artisanale n’avait pas explosé. Des doutes sont émis sur sa dangerosité et le suspect affirme que l’engin n’avait pas pour but de blesser.

Une page de soutien au militant sur Facebook annonce que celui-ci doit passer devant la 13e chambre du tribunal de grande instance de Bobigny ce vendredi après-midi.