Nord: Happé par un train, un migrant perd une jambe à Grande-Synthe

FAITS DIVERS La victime, âgée d’une trentaine d’années, est entre la vie et la mort…

M.L. avec AFP
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Un groupe de jeunes migrants à Calais (illustration).
Un groupe de jeunes migrants à Calais (illustration). — M.Libert / 20 Minutes
  • Un migrant de 30 ans a été happé par un train à Grande-Synthe.
  • Entre la vie et la mort, il a eu la jambe sectionnée.
  • Une rixe entre migrants a par ailleurs éclaté à Calais le même jour, faisant un blessé.

Dimanche soir, à Grande-Synthe, près de Dunkerque, dans le Nord, un migrant a été grièvement blessé, happé par un train, a-t-on appris lundi matin de sources concordantes.

Entre la vie et la mort

L’accident s’est produit vers 23h et la victime, dans un état grave, a été transportée à l’hôpital de Dunkerque, ont indiqué les sapeurs-pompiers. Le migrant a eu une jambe sectionnée, selon la préfecture, qui n’était pas en mesure de donner sa nationalité ni les circonstances de l’accident. Selon une source proche des secours, la victime, âgée d’une trentaine d’années, était entre la vie et la mort.

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Environ 300 migrants vivent à Grande-Synthe, selon la municipalité, dont un peu moins d’une centaine dans le campement sauvage du Puythouck, en contrebas de l’autoroute A16, non loin de la voie ferrée. La municipalité a également ouvert un gymnase début décembre où sont accueillis nuit et jour entre 140 et 200 migrants.

Affrontements à Calais

A Calais, dans la même soirée, « une centaine de migrants d’origine africaine ont refusé la mise à l’abri. Selon la préfecture, souhaitant s’en prendre aux migrants d’origine afghane, ils se sont opposés aux forces de l’ordre qui ont fait l’objet de jets de pierre ». Une cinquantaine de migrants se sont battus entre eux et un adolescent de 15 ans a été sérieusement blessé à la tête, selon une source policière.

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Environ 350, selon la préfecture, et 600 migrants, selon les associations, vivent à Calais, où est attendu, mardi, Emmanuel Macron. Désireux de rejoindre l’Angleterre, ils tentent régulièrement de monter dans des camions qui prennent les car-ferries partant des ports du nord de la France pour Douvres.