VIDEO. Pas-de-Calais: Après une agression, les gardiens de prison refusent de reprendre le travail à Vendin-le-Vieil

FAITS DIVERS Une centaine de surveillants de la prison de Vendin-le-Vieil refusent de reprendre le travail après l’agression de quatre d’entre eux, la veille, par un détenu islamiste radicalisé…

G.D.

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La prison de Vendin-le-Vieil, près de Lens, dans le Pas-de-Calais.
La prison de Vendin-le-Vieil, près de Lens, dans le Pas-de-Calais. — M. Spingler / SIPA

Mise à jour, le 12 janvier, à 17h 30 : Les surveillants de prison ont levé le blocage en milieu d’après-midi après que le directeur interrégional de l’administration pénitentiaire eut reconnu un « problème de gestion », selon La Voix du Nord.

Ils réclament la démission de leur directeur et des renforts d’effectif. Une centaine de surveillants de la prison de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, refusent de reprendre le travail, ce vendredi matin, après l’agression dont ont été victimes quatre d’entre eux, jeudi après-midi, par un détenu radicalisé, annonce La Voix du Nord.

« Acte prémédité d’un islamiste »

Depuis 6 h du matin, les gardiens sont réunis devant le centre pénitentiaire pour exprimer leur colère à l’égard de la gestion de leur directeur. L' « agression était bien un acte prémédité, de la part d’un islamiste radicalisé, qui s’est jeté sauvagement sur nos collègues », explique au quotidien régional, Stéphane Touil, du syndicat FO pénitentiaire.

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L’auteur de l’agression est un islamiste condamné en 2009 à 18 ans de réclusion pour son rôle majeur dans l’attentat de Djerba qui avait fait 19 morts en 2002. Il avait été placé en isolement d’urgence.

Une partie du centre pénitentiaire se retrouve donc sans surveillance ce vendredi matin. Le directeur, Richard Bauer, s’est adressé aux surveillants mécontents pour les inciter à reprendre le travail. Ces derniers reprochent notamment à l’administration d’avoir retiré les équipements de sécurité pour ouvrir à ce prisonnier.

« Il n’y a pas eu de dysfonctionnement »

« Depuis deux ans, ce détenu n’avait jamais eu de comportement violent, je l’ai moi-même rencontré seul à seul il y a quelques jours. Nous prenons toutes les mesures de sécurité possibles. Je suis autant en colère qu’eux, mais dans ce qu’il s’est passé hier, il n’y a pas eu de dysfonctionnement », a-t-il affirmé.

L’union syndicale appelle à un mouvement de blocage national, lundi matin. Les députés FN de la circonscription de Lens, Marine Le Pen et Bruno Bilde, se sont par ailleurs rendus sur place ce vendredi matin.