Bizutage aux Arts et métiers d'Angers: La commission de discipline va trancher

EDUCATION Seize étudiants de première année avaient été tatoués par une cuiller chauffée à blanc le 11 octobre...

F.B.

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L'école nationale supérieure des arts et métiers (Ensam) d'Angers.
L'école nationale supérieure des arts et métiers (Ensam) d'Angers. — Wikimedia commons

Mieux vaut tard que jamais ? Trois mois après les faits de bizutage visant des étudiants de première année de l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers (Ensam) d’Angers, la commission de discipline de l’établissement se réunit ce mercredi. Objectif : prendre des mesures après l’affaire qui a suscité la polémique après sa médiatisation mi-décembre.

Le 11 octobre 2017, à l’occasion de la « période de transmission des valeurs », un rituel initiatique, similaire à du bizutage, a mal tourné : 16 étudiants de première année ont été victimes de brûlures, en l’occurrence des chiffres marqués sur la peau, à l’aide d’une cuiller en métal chauffée à blanc.

Pas de plainte déposée

Aucune plainte n’a été déposée. Ni par les étudiants, ni par leurs familles, ni par l’école. Personne n’a été hospitalisé, indique l’établissement.

Mais le ministère de l’Education nationale a été alerté. L’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) a ouvert une enquête.

L’Ecole nationale supérieure des arts et métiers a été à plusieurs reprises pointée du doigt pour ses pratiques de bizutage ces dernières années. Le bizutage est un délit interdit par la loi depuis 1998.