Drôme: Un an après un quadruple meurtre, les familles de victimes espèrent toujours un procès

HOMICIDE Dans la nuit du 25 au 26 décembre 2016, un homme avait poignardé quatre personnes entre la Drôme et le Vaucluse...

D. G.
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Les enquêteurs au travail à Chabeuil où un homme a poignardé une retraitée en décembre 2016.
Les enquêteurs au travail à Chabeuil où un homme a poignardé une retraitée en décembre 2016. — Jean-Philippe Ksiazek

Il y a un an jour pour jour, trois retraités installés à Chabeuil et Montvendre étaient retrouvés assassinés chez eux, poignardés par un homme. À Orange dans le Vaucluse une quatrième victime est décédée de ses blessures quelque temps plus tard. Et un an plus tard, les familles de ces victimes sont toujours dans le flou raconte France Bleu.

Les familles se sentent abandonnées

Le 25 décembre 2016, Fissenou Sacko, un jeune homme de 23 ans originaire de Beauvais, avait été débarqué d’un TGV en gare de Valence avant de se livrer en quelques heures à un périple meurtrier. Les familles demandent aujourd’hui justice et affirment ne pas avoir été soutenues par l’État.

« Ils n’ont aucun respect pour nos parents et ils nous laissent comme ça », dénonce Béatrice, la fille du couple assassiné à Montvendre. « Ils ne demandaient pas grand-chose, juste un geste, un coup de téléphone du président ou d’un de ses ministres, comme cela a été le cas lors d’autres événements dramatiques en France », relance Alain Fort, son avocat.

L’homme jugé irresponsable

En début d’année, un rapport a conclu à une abolition totale du discernement de l’auteur des faits au moment de ses gestes, « un épisode de psychose chronique schizophrénique ». Un diagnostic qui le rend pénalement irresponsable. Mais depuis un rapport de contre-expertise a été demandé et devrait aboutir d’ici peu. Les familles de victimes espèrent toujours un procès.