Dijon: Après avoir frappé et rasé le crâne de sa compagne, il diffuse la vidéo sur Snapchat

VIOLENCES CONJUGALES Deux petites filles auraient assisté à l’agression, que le suspect reconnaît tout en en minorant la gravité…

20 Minutes avec agence

— 

Un Dijonnais est soupçonné d'avoir violenté sa compagne et d'avoir diffusé les images de la scène sur Snapchat.
Un Dijonnais est soupçonné d'avoir violenté sa compagne et d'avoir diffusé les images de la scène sur Snapchat. — A. GELEBART / 20 MINUTES

L’agression a été extrêmement violente. Un Dijonnais est accusé d’avoir frappé sa compagne et de lui avoir rasé la tête avant de rendre publique une vidéo de la scène sur les réseaux sociaux. Il s’est rendu à la police ce mardi, rapporte Le Bien Public.

Il était recherché après qu’une amie de la victime a signalé les faits aux autorités le 12 décembre dernier et que les images de l’agression apparaissent sur Snapchat, accompagnées du commentaire : « Tu veux faire la pute, ça va te coûter cher ».

Deux enfants auraient assisté à la scène

Les enquêteurs se sont immédiatement déplacés chez la mère du suspect, où le film aurait été tourné. Mais c’est finalement dans une rue de Dijon (Côte-d’Or) que les policiers ont retrouvé la victime blessée et sous le choc.

Celle-ci était accompagnée de deux petites filles âgées de 2 et 4 ans qui auraient assisté à la violente scène. La première serait l’enfant du couple. Une autre jeune femme de 21 ans aurait également été présente au moment des faits. Elle sera poursuivie pour « non-assistance à personne en péril ».

>> A lire aussi : Cher: Trois jeunes arrêtés pour avoir frappé un lycéen et filmé l’agression

Il minimise les faits

Le petit ami de la victime, lui, a été placé en garde à vue. Il devait être jugé ce mercredi par le tribunal correctionnel de Dijon pour « enregistrement et diffusion d’images violentes » et « violence sur concubine avec usage d’une arme », en l’occurrence les ciseaux utilisés pour tondre la jeune femme.

Mais l’affaire a finalement été reportée à une autre date. Le mis en cause reconnaît les faits mais minimise la gravité des violences exercées, évoquant un différend conjugal.

>> A lire aussi : Les plaintes pour violences conjugales ont fortement augmenté en 2016